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Fin des bilans quotidiens de la COVID-19 au Québec

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Le gouvernement du Québec a annoncé le 24 juin, journée fériée, qu’il mettait fin aux bilans quotidiens de la COVID-19 dans la province, une décision que certains peuvent interpréter comme un manque de transparence, alors que le nouveau coronavirus, malgré une baisse notable du nombre de cas, est toujours bien présent au Québec.

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Le journaliste montréalais spécialisé en santé Aaron Derfel, connu pour avoir révélé ce qui se passait à la résidence Herron pendant la pandémie, a dénoncé cette façon de faire.

«Dans un étonnant manque de transparence, le Québec a annoncé qu'il ne rendrait plus publics, chaque jour, ses chiffres concernant la COVID, sur les infections, les décès et les tests», a-t-il déploré dans une série de «tweets». 

La chef du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, ne s'explique pas la décision du gouvernement québécois. «Partout dans le monde, on surveille une deuxième vague», note-t-elle.

De son côté, le chef par intérim du Parti québécois a interpellé sur Twitter le nouveau ministre de la Santé, Christian Dubé, en le questionnant.  

«Est-ce que le nouveau ministre de la Santé peut nous expliquer où réside l'intérêt, pour la population québécoise, de ne plus publier les données sur une base quotidienne?» a demandé Pascal Bérubé. 

Appelé à commenter, le ministère de la Santé a simplement expliqué, par courriel, que «cette décision a été prise en raison de l’évolution de la situation épidémiologique qui se stabilise. Le ministère continuera de suivre la situation de près et ajustera la stratégie de diffusion des données, au besoin».

Cette nouvelle façon de faire les bilans de la pandémie de COVID-19 est pertinente et n’a rien à voir avec le fait de cacher de l’information, selon le chef du département des soins intensifs de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, le Dr François Marquis.

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«Si on le fait encore de façon quotidienne, on va simplement perdre de la perspective. C’est exactement comme mesurer son enfant tous les jours: on ne le verra pas grandir. Si on veut que le message passe bien dans la population, que les gens comprennent – est-ce que les choses s’améliorent, se détériorent en fonction des différents lieux? –, ça nous prend un recul. Le recul d’une semaine est approprié, selon moi», a-t-il expliqué en entrevue à TVA Nouvelles.

Le Dr Marquis se dit convaincu que les autorités de santé avertiraient sans hésiter la population si une éclosion ou une résurgence importante des cas devait survenir.

Toutefois, la Dre Caroline Quach, pédiatre et microbiologiste-infectiologue au CHU Sainte-Justine, ne voyait pas les choses de la même façon.

«Je vous avoue que je suis mal à l’aise avec le fait que les chiffres ne sortent pas plus régulièrement que ça. Si on attend aux semaines pour savoir s’il y a une augmentation du nombre de nouveaux cas, on ne sera pas capable de réagir sur le terrain. J’ose imaginer que la santé publique aura accès aux données en temps réel, je ne le sais pas. Il faudrait valider», a-t-elle expliqué.

«Il est à noter qu'à partir du 26 juin, il n'y aura plus de communiqué annonçant le bilan quotidien. Ceux-ci deviendront hebdomadaires et seront émis chaque jeudi, dès le 2 juillet», a indiqué le gouvernement mercredi, par voie de communiqué.

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