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Impasse avec le Nouveau-Brunswick: le maire des Îles-de-la-Madeleine en appelle directement à Legault

Il souhaite que le PM québécois en arrive à une entente avec le Nouveau-Brunswick

maire Iles Jonathan Lapierre
Photo Simon Clark Jonathan Lapierre, Maire, Îles-de-la-Madeleine

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Déplorant des annulations de réservations pour la saison touristique qui commence vendredi, le maire des Îles-de-la-Madeleine, Jonathan Lapierre, en appelle directement au premier ministre Legault pour dénouer l’impasse avec le Nouveau-Brunswick.

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«Il faut que les deux premiers ministres puissent se parler entre eux. L’administratif a beaucoup discuté. Certains ministres [québécois] ont eu à discuter avec leurs homologues du Nouveau-Brunswick. Mais là, ça prend une bonne discussion entre premiers ministres», a insisté M. Lapierre, jeudi, en entrevue avec Le Journal

Selon lui, «il n’y a rien de simple dans les relations intergouvernementales. Mais avec le déconfinement qui se fait un peu partout au Canada et le nombre de cas [de COVID-19] qui est en contrôle, tous les éléments sont là pour en arriver à une entente».

La voiture accidentée du couple québécois qui a percuté un orignal, près de Fredericton, en direction des Îles-de-la-Madeleine.
Photo courtoisie
La voiture accidentée du couple québécois qui a percuté un orignal, près de Fredericton, en direction des Îles-de-la-Madeleine.

Accident et restrictions 

L’interdiction faite aux touristes québécois qui se dirigent vers les Îles de passer une nuit d’hôtel au Nouveau-Brunswick est au cœur du problème. Un grave accident de voiture, subi la semaine dernière à proximité de Fredericton par un couple de quinquagénaires de la Rive-Sud de Montréal, est venu illustrer « l’absurdité » de la situation actuelle, aux dires du maire Lapierre. 

Les personnes qui veulent se rendre aux Îles n’ont pas le droit de s’arrêter pour manger ou dormir au Nouveau-Brunswick. Seul un court arrêt pour mettre de l’essence leur est permis.

maire Iles Jonathan Lapierre
Photo courtoisie

D’après M. Lapierre, la solution de passer une nuit d’hôtel à la frontière du Québec et du Nouveau-Brunswick n’en est pas une, car elle obligerait les touristes à se réveiller en pleine nuit pour rattraper le traversier qui part de Souris, à l’Île-du-Prince-Édouard, à 14 h. 

«La conduite sur une longue période pendant la nuit peut être dangereuse. Et les défis pour voyager augmentent s’il y a des enfants ou des personnes âgées», a laissé tomber le maire. 

maire Iles Jonathan Lapierre
Photo courtoisie

Baisse des réservations 

Même s’il ne peut pas les quantifier, Jonathan Lapierre a assuré que plusieurs touristes ont déjà annulé leur séjour aux Îles cet été en invoquant les conditions imposées par la province voisine. «Si cette situation perdure, il va falloir que le gouvernement du Québec analyse la possibilité de dédommager financièrement l’industrie touristique des Îles», a lâché le maire.

De façon plus générale, M. Lapierre a réitéré que «nous sommes des Québécois qui demandons la permission à une autre province pour sortir ou entrer chez nous ! La prochaine fois, ça va être quoi? Si le Nouveau-Brunswick n’est pas content du prix payé pour le homard des Îles, ils vont bloquer la route»? 

Au cabinet du premier ministre Legault, l’attachée de presse Nadia Talbot a signalé «qu’on comprend les inquiétudes des Madelinots et des touristes qui passent par les Îles. Les discussions se poursuivent. La ministre Sonia LeBel continue de travailler d’arrache-pied pour assurer la libre circulation des Madelinots». 

Le bureau du premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, n’a pas rappelé Le Journal.