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Tout s’est bien déroulé pour restaurer l’orbite d’une fillette

Sa tumeur a été enlevée après six heures et demie sur la table d’opération

GEN-CHANEZ-ATMANI
Photo Agence QMI, Joël Lemay La journée avant son opération, Chanez Atmani, 8 ans, posait aux côtés de ses chirurgiens, les docteurs Daniel Borsuk (à gauche) et Alexander Weil (à droite).

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La résection de la tumeur d’une jeune Montréalaise de 8 ans n’aurait pas pu mieux se dérouler, ont affirmé hier ses chirurgiens quelques minutes après leur sortie du bloc opératoire.

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« Ça a super bien été, on est vraiment contents. On a exécuté exactement ce qu’on avait planifié de faire et ça s’est vraiment bien passé », indique le Dr Alexander Weil, neurochirurgien pédiatrique au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine. 

Le Journal relatait hier l’histoire de Chanez Atmani, une fillette de 8 ans qui devait subir une opération le jour même pour restaurer son orbite droite, rongée par une tumeur.

Vers 15 h 30 hier, elle se dirigeait déjà dans un état stable vers les soins intensifs de l’hôpital Sainte-Justine, à Montréal, au grand bonheur de tous.

« Honnêtement, le meilleur moment de la chirurgie, c’est quand on parle avec les parents après. Chaque fois, c’est tellement émotif de voir leur soulagement », décrit le Dr Daniel Borsuk, chef de la chirurgie plastique à Sainte-Justine.

Fini les vertiges

Après trois ans de maux de tête et de vertiges, la jeune fille n’a enfin plus de tumeur dans l’orbite de son œil droit. 

« Le cerveau est correct, les yeux sont corrects, tout a bien fitté, nos modèles étaient parfaits. La tumeur a été retirée au complet. Maintenant, il faut juste lui laisser le temps de guérir », ajoute le Dr Borsuk. 

Ça n’aura pris que six heures et demie pour que les deux médecins et leur collègue, la Dre André-Anne Roy, aient réussi à rendre à Chanez Atmani la symétrie de son visage, grâce à un implant imprimé en 3D, une première au Québec.

Contrairement aux opérations de « reconstruction », cette « restauration » de l’orbite avait pour but de recréer la forme, les fonctions, mais aussi l’esthétisme d’avant la tumeur.

« Les logiciels s’améliorent avec chaque intervention et ça devient de moins en moins cher, et de plus en plus utilisé [...] au Québec », indique le Dr Borsuk, qui espère que la pratique sera normalisée. 

suivi serré 

Ce matin, les deux chirurgiens doivent scanner à nouveau le crâne de leur patiente pour observer le résultat de l’opération. 

Puis, elle devrait être transférée dans une autre aile, en attendant de pouvoir retourner à la maison dans environ une semaine, même si la convalescence varie d’un patient à l’autre, précise le Dr Weil. 

« On va la voir tous les jours. [...] Quand elle sera capable de manger par elle-même, que la douleur sera contrôlée avec des pilules par la bouche, qu’elle sera capable de marcher et que les parents seront à l’aise de la ramener à la maison, elle pourra partir », poursuit-il. 

Les médecins effectueront quelques suivis au cours des prochaines semaines pour s’assurer de la guérison de la plaie, puis ils éloigneront doucement les rencontres à quelques mois d’écart.