/news/politics
Navigation

COVID-19: la Croix-Rouge en renfort dans les CHSLD

Coup d'oeil sur cet article

OTTAWA | Quelque 900 membres de la Croix-Rouge prêteront main-forte jusqu'à la mi-septembre dans des CHSLD du Québec durement touchés par la COVID-19, mais des militaires restent, pour l’heure, en appui dans quatre établissements, a annoncé vendredi le fédéral.

• À lire aussi: Décès dans les CHSLD: échec des provinces, dit Trudeau

• À lire aussi: Face à la pression montante, Trudeau persiste et signe

«Il y a quelques semaines, notre gouvernement a accordé 100 M$ à la Croix-Rouge, ce qui va leur permettre de fournir 900 personnes prêtes à servir dans les CHSLD», a déclaré le premier ministre Trudeau en point de presse dans une microbrasserie d’Ottawa.

Dans une première vague, 150 membres seront formés et prêts à intervenir sur le terrain à compter du 6 juillet et le reste, à partir du 29 juillet. Or, ce vendredi marquait la date officielle de fin de la mission des Forces armées canadiennes (FAC) dans des dizaines d'établissements et la Croix-Rouge était en plein processus de recrutement.

«On est quand même impliqués depuis plusieurs mois dans les centres de soins de longue durée à Montréal, surtout en soutien au CIUSSS de l’Ouest, mais aussi dans les autres établissements», a précisé Conrad Sauvé, président et chef de la direction de la Croix-Rouge, présentant ce nouveau mandat de l'organisation comme s’inscrivant dans une forme de continuité.

La campagne de recrutement a débuté il y a «un peu plus d'une semaine», après que Québec et Ottawa eurent donné leurs instructions, selon M. Sauvé.

Les personnes recherchées pour pourvoir 900 postes rémunérés doivent s’engager pour un minimum d’un mois et n’ont pas besoin de détenir une formation médicale. Bien que le recrutement ne soit pas terminé, M. Sauvé a dit avoir confiance que cet objectif sera atteint d’ici la fin juillet en raison du taux de réponse qu’il dit constater.

D’ailleurs le gouvernement Trudeau a insisté sur le fait qu'il n'y avait pas urgence puisque des militaires restent présents dans quatre CHSLD où la crise ne s’est pas encore résorbée.

«Aucun militaire ne va quitter un centre qui n’est pas rendu au vert», a imagé M. Trudeau avant que plusieurs de ses ministres ne martèlent, toute la journée durant, d’autres variantes de cette phrase.

Le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, a d’ailleurs précisé qu’aucune date de départ n’était fixée pour l’intervention des FAC dans ces quelques centres restants.

«On n’est pas en train de dire “Oh, mon dieu, il faut que ces gens-là soient remplacés et vite, vite, la Croix-Rouge”», a renchéri le lieutenant du Québec Pablo Rodriguez.

Tout au long de leur mission, appelée opération LASER, les FAC sont venues en appui à 47 centres au total. Cette mission s’est amorcée le 20 avril et a été prolongée à deux reprises.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Racisme systémique, pas de consensus des PM

Par ailleurs, M. Trudeau a reconnu que, si ce n’était que de lui, une déclaration commune publiée jeudi avec ses homologues provinciaux et territoriaux aurait nommément rejeté le racisme systémique et aurait comporté un engagement à s’y attaquer de front.

Aucune mention de cette expression ne se trouve dans le texte dans lequel on dénonce «toute forme de racisme, de discrimination, d’intolérance et de sectarisme».

«Il n’y avait pas le consensus pour utiliser les mots racisme systémique», a admis M. Trudeau en soulignant qu’il était personnellement prêt à «aller plus loin dans ses propres propos».

Le premier ministre a toutefois évité de casser du sucre sur ses vis-à-vis provinciaux, faisant valoir que la déclaration commune «a de la valeur» et qu'il s’affaire à collaborer avec les autres ordres de gouvernement pour entreprendre des actions concrètes.