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Le Bonhomme 11 heures

CANADA-HELICOPTER/NATO
Photo d'archives, REUTERS Le premier ministre Justin Trudeau, qui portait un masque sur cette photo prise le 6 mai, continue d’être généreux avec les Canadiens.

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La politique intérieure américaine nous affecte peu. Pourtant, il suffit que Trump tweete une bêtise pour que notre classe médiatique fasse une crise de nerfs pendant une semaine. C’est dommage, car avec Justin Trudeau comme premier ministre, nous ferions mieux de nous inquiéter de ce qui se passe ici !

Dépenser

Depuis l’adoption de la loi C-13 lui accordant un pouvoir illimité de dépenser jusqu’en septembre sans avoir à demander l’autorisation du Parlement, Trudeau se comporte comme un adolescent écervelé avec la carte de crédit de ses parents.

Ses sorties quotidiennes à 11 h sont devenues un rituel grotesque au cours duquel il tente d’acheter la sympathie des électeurs à coups de milliards de dollars. Au total, on a 67 nouveaux programmes, une facture de 167,4 G$ et un déficit d’environ 260 G$.

À titre comparatif, le budget annuel du gouvernement fédéral est normalement de 330 G$ tandis que le déficit qui était attendu avant la pandémie était de 28,1 G$.

Certes, les Canadiens avaient besoin d’aide financière pendant le confinement. Mais les largesses du dépensier compulsif qui nous dirige atteignent des proportions qui, loin de stimuler l’économie, risquent plutôt de la faire sombrer.

Sombrer

Tout déficit doit être financé. Actuellement, c’est la Banque du Canada qui a essentiellement financé les exubérances de Trudeau en achetant pour 133 G$ de bons du Trésor et d’obligations émises par Ottawa.

Concrètement, cela signifie que le Canada « imprime » de l’argent. Cette technique a un prix. Les pays qui font ce choix provoquent habituellement de l’inflation et une dévaluation de leur monnaie.

Déjà, l’agence de notation Fitch a décoté le Canada et d’autres agences devraient suivre.

Pendant que les regards sont fixés sur les frasques de Trump, on oublie celles de Trudeau. Mais parions que, ultimement, Trudeau passera à l’histoire comme le Bonhomme 11 heures qui a ruiné les Canadiens.