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Le député des Îles interpelle Legault

Il exige qu’il se mêle des négos avec le Nouveau-Brunswick

Le député péquiste des Îles de la Madeleine, Joël Arseneau
Photo d'archives, Simon Clark Le député péquiste des Îles de la Madeleine, Joël Arseneau

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Regrettant «les nombreux cafouillages» dans la gestion du dossier de l’accès aux Îles, Joël Arseneau, député péquiste des Îles-de-la-Madeleine, a exigé que le premier ministre Legault se mêle personnellement des négociations avec le Nouveau-Brunswick.

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«Il est minuit moins cinq. M. Legault doit prendre le dossier lui-même. Il faut qu’il prenne le téléphone pour régler ce problème-là au plus haut échelon», a-t-il insisté vendredi, comme l’avait fait la veille le maire des Îles, Jonathan Lapierre.

Selon le député, «si le premier ministre a pris le temps de nous annoncer que la fée des dents viendrait cette année au Québec malgré la pandémie, je m’attendrais à ce qu’il prenne 10 secondes pour dire que les Québécois pourront circuler, en toute sécurité, dans le corridor d’accès aux Îles-de-la-Madeleine».  

Les touristes québécois, qui peuvent se rendre aux Îles depuis vendredi, n’ont pas le droit de passer une nuit d’hôtel au Nouveau-Brunswick à cause des mesures sanitaires mises en place par cette province. Cela les oblige à faire de nombreuses heures de route avant d’atteindre le traversier à Souris, à l’Île-du-Prince-Édouard. 

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Abusif et inacceptable

«Il m’apparaît irresponsable, voire inadmissible et dangereux, que l’on impose de telles conditions aux insulaires et aux visiteurs qui se rendront aux Îles ou quitteront le territoire de l’archipel cet été. Je considère abusif et inacceptable que, sous prétexte de protéger leurs résidents de la COVID-19, les gouvernements des provinces voisines fassent courir ainsi des risques inutiles aux voyageurs», a regretté le député dans une lettre adressée à François Legault.  

M. Arseneau a ajouté que «le conducteur d’un véhicule récréatif, en autonomie complète, se voit privé du droit de prendre du repos, ne serait-ce que quelques heures, dans un stationnement public ou une station-service».

Au gouvernement du Québec, on a réitéré vendredi que des discussions sont en cours avec les autorités du Nouveau-Brunswick.