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Nord du lac Saint-Jean: l'incendie en dormance

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Le feu de forêt dans le secteur de Chute-des-Passes, au nord du lac Saint-Jean, fait maintenant rage depuis plus d’une semaine. Le brasier est toujours contenu, mais pas encore maîtrisé. Selon la SOPFEU, on pourrait qualifier le feu comme étant «en dormance».

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Actuellement, si nous étions aux abords du brasier, nous aurions l’impression qu’il est éteint. Par contre, le travail est loin d’être terminé.

En effet, le feu se propage dans le sol et il y a encore plusieurs points chauds. Les conditions météo des derniers jours et celles prévues dans les prochaines heures aident le travail des sapeurs.

Par contre, on craint une recrudescence du brasier en raison du temps chaud et sec que l’on prévoit la semaine prochaine. Sur le terrain, des équipes de pompiers de trois provinces canadiennes travaillent d’arrache-pied, mais c’est loin d’être terminé.

«Les pompiers effectuent un travail de thermovision afin de trouver les points chauds et les éteindre, a expliqué Stéphane Caron, coordonnateur à la prévention et aux communications à la SOPFEU. C’est un travail qui sera très long. En même temps, il est important de sécuriser les bordures du feu afin d’éviter sa propagation.»

Pas question pour les villégiateurs de se rendre sur place afin de constater les dégâts. Certains sont impatients et demandent des explications. La SOPFEU reçoit une quantité importante d’appels à ce sujet. Même si une installation de villégiature se trouve dans le périmètre du feu, il ne faut pas perdre espoir.

Selon Stéphane Caron, «ce n’est pas parce qu’un chalet est dans le périmètre qu’il est brûlé. Il y a des zones épargnées. Même s’il est dans une zone non-épargnée, le feu peut avoir tout de même épargné le chalet».

«On comprend que les gens sont inquiets, a ajouté Josée Poitras, agente à la prévention et aux communications à la SOPFEU. Par contre, actuellement, le plan A c’est d’éteindre le feu. Par la suite on va permettre aux équipes de se rendre sur place afin de constater les dommages.»

La SOPFEU demande donc aux villégiateurs d’être patients. L’accès leur sera permis dès que le site sera sécuritaire.