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Pour une réflexion plus large sur les examens ministériels

Sylvain Mallette
Photo Pierre-Paul Poulin Sylvain Mallette, président de la FAE.

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Au-delà de la transition vers des épreuves ministérielles à l’écran, des enseignants réclament une réflexion plus large sur les examens, jugés trop longs et trop nombreux par plusieurs enseignants du primaire.

Le Journal rapportait jeudi que le ministère de l’Éducation s’apprête à octroyer un contrat d’envergure afin de faire passer toutes ses épreuves ministérielles en format numérique d’ici huit ans, de la 4e année du primaire jusqu’au cégep.

À la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), on croit qu’une remise en question plus profonde de l’évaluation devrait accompagner cette initiative.

«Ce n’est pas tout d’informatiser, il devrait y avoir un questionnement plus large sur les épreuves, notamment au primaire», affirme sa vice-présidente, Brigitte Bilodeau.

Au primaire, les épreuves ministérielles à compléter dès la 4e année se déroulent souvent sur plusieurs jours et sont une source de stress pour plusieurs élèves, ont dénoncé des enseignants à maintes reprises.

Le retour en classe des dernières semaines, qui s’est fait sans examen ni évaluation en raison de la crise sanitaire, a permis à des enseignants de consacrer plus de temps aux apprentissages, au bénéfice des élèves, affirme Mme Bilodeau.

«Une bonne idée»

À la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), on considère par ailleurs que le virage amorcé vers des épreuves ministérielles numériques est «une bonne idée», surtout dans le contexte actuel.

Plusieurs questions demeurent toutefois en suspens, notamment concernant la correction et la sécurité entourant le contenu des examens. Au cours des dernières années, des «bris de confidentialité» ont défrayé la chronique, forçant la modification d’épreuves ministérielles.

«Il ne faudrait pas que cinq ans plus tard, on se rende compte qu’il y a des failles de sécurité avec la plate-forme choisie», affirme Sylvain Mallette, président de la FAE.

D’ici huit ans

Québec prévoit que la transition des 296 épreuves en version papier vers un format numérique sera complétée en huit ans, ce qui permettra à terme à 1,1 million d’élèves de compléter leurs examens à l’écran.

Les premières expérimentations débuteront en avril 2021.