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L’achat local en ligne grâce à un nom de domaine en «.quebec»

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La pandémie de COVID-19 a poussé les gouvernements et les entreprises de la planète à ajuster un grand nombre de leurs comportements physiques et virtuels. Distanciation sociale et confinement auront ralenti considérablement les économies de partout dans le monde, tout en augmentant substantiellement les efforts consentis par tous les acteurs concernés quant à leur présence sur le web et la vente en ligne.

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Au Québec, les messages du premier ministre visant à encourager les Québécois à acheter localement se sont multipliés. Le ministre de l’Économie a rapidement mis sur pied la plateforme d’achat local Le panier bleu. En plus d’offrir la possibilité aux milliers d’entreprises québécoises de tous les secteurs de l’économie de promouvoir leur offre de produits et de services sur le web, le gouvernement lançait un signal fort quant à la nécessité de la consommation locale.

Plusieurs de ces initiatives sont pourtant lancées sans accompagner la démarche d’un élément pourtant incontournable de l’achat local dans le numérique: l’extension numérique entièrement québécoise «.quebec». Avouons que «lepanierbleu.ca» aurait eu fière allure s’il s’était plutôt affiché comme «lepanierbleu.quebec»! 

Appuyé en 2008 par une motion unanime de tous les partis politiques de l’époque et soutenu par le gouvernement du Québec dès ses balbutiements, officiellement mis en vigueur en 2014, le premier nom de domaine distinct des traditionnels «.ca» ou «.com» au Canada est pourtant un puissant outil de promotion économique et local.

En plus d’être complètement géré au Québec, ce qui réinjecte les coûts d’achat du suffixe directement dans l’économie québécoise, le «.quebec» permet aux entreprises et aux organisations de se positionner clairement dans l’univers numérique mondial. Ailleurs dans le monde, cette pratique s’est déjà bien installée: les «.nyc» et «.paris» ne sont que quelques exemples célèbres de cette affirmation locale numérique. 

Unique et extrêmement parlant en lui-même, ce choix de nom de domaine offre aux internautes et aux consommateurs en ligne la certitude que le site web utilisant le «.quebec» est québécois et qu'il offre des services ou des produits bien de chez nous. Dans le contexte actuel où les autorités gouvernementales et économiques recommandent l’achat et la consommation locale, un site web en «.quebec» est une affirmation de plus dans ce sens. 

Ce nom de domaine, avec lequel les possibilités de nom de site web demeurent multiples et variées, permet aux acheteurs potentiels de trouver encore plus facilement des produits d’ici. Il est donc raisonnable de penser que les entreprises, les organismes, les associations et les municipalités du Québec bénéficieraient grandement d’une extension «.quebec» pour la relance de l’économie qui s’entame tranquillement ces jours-ci. 

Le gouvernement du Québec, qui fait plus que jamais la promotion de l’achat local devrait être conséquent et mettre de l’avant des campagnes qui lui permettraient de positionner l’origine québécoise de ses initiatives sur le web. Le «.quebec» serait une opportunité en or de le faire.

Claude Ménard est le président du conseil de .QUEBEC