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Le cœur violet

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Cette fin de semaine a ceci de particulier qu’elle se situe exactement entre le 24 juin et le 1er juillet, entre la fête nationale des Québécois et celle des Canadiens.

Pour moi, c’est une belle représentation de l’endroit où je me situe sur l’échiquier de l’identité : 100 % Canadienne, 100 % Québécoise.

Tout l’un, tout l’autre

C’est un sentiment difficile à expliquer. Peut-être que les gens qui ont la double nationalité comprennent ce que je veux dire, mais j’en doute. Parce que pour moi, il n’y a pas deux identités. Je ne suis pas seulement Canadienne et pas seulement Québécoise.

Pour moi, l’un ne peut exister sans l’autre. À mes yeux, le Canada sans le Québec, ce ne serait plus le Canada. Ce serait certes un pays qui ressemble au Canada, mais ce qui fait du Canada l’endroit exceptionnel que l’on connaît, c’est justement le fait qu’il comprend le Québec, cette nation distincte en tout, jusqu’au bout de la langue.

Totalement les deux

On me demande parfois si je me sens Canadienne ou Québécoise avant tout. Parce que, pour plusieurs, ces deux identités sont conflictuelles. Chaque fois, je refuse de trancher.

C’est un peu comme demander à un parent lequel de ses enfants il aime le plus. C’est une question insoluble. 

On aime l’un ou l’autre différemment, pour différentes raisons, mais on aime autant. 

On s’irrite aussi contre l’un ou l’autre, selon les moments, mais jamais on ne voudrait se passer de l’un comme de l’autre.

Peut-être qu’un jour, il me faudra un troisième drapeau, un drapeau qui marierait le fleurdelisé à l’unifolié. Je pourrais me sentir alors vraiment représentée dans un seul symbole au lieu d’avoir à en porter deux à la fois.

Je l’imagine déjà, mélange du bleu et du rouge, un drapeau violet portant deux feuilles d’érable et deux fleurs de lys.

Bonne fête nationale!