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Une vigilance accrue pour éviter une catastrophe cet été

Déjà 25 décès liés à l’eau cette année au Québec

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La plus grande vigilance est de mise, cet été, dans les piscines et sur les plans d’eau du Québec, si l’on veut éviter un scénario catastrophe comme celui qui se dessine dans certains États américains, où l’on a enregistré une hausse inquiétante des noyades.

• À lire aussi: Nouvelles mesures de sécurité sur l’eau

L’été 2020, sur fond de pandémie, comporte des défis uniques et il faudra redoubler de prudence, reconnaît le directeur général de la Société de sauvetage du Québec, Raynald Hawkins. 

Le directeur général de la Société de sauvetage, Raynald Hawkins.
Photo ANNIE T. ROUSSEL
Le directeur général de la Société de sauvetage, Raynald Hawkins.

Moins portés à voyager, de nombreux Québécois se sont procuré une piscine résidentielle. Il faut espérer que chacun de ces nouveaux propriétaires adoptera les meilleures pratiques.

La noyade chez l’enfant est un « phénomène silencieux » qui peut survenir en 15 à 20 secondes seulement. Ainsi, le télétravail est à proscrire absolument au bord de la piscine, et il doit toujours y avoir un surveillant désigné.

« Le fait d’amener mon ordinateur sur le bord de la piscine en pensant que je peux surveiller [les enfants] puis continuer à répondre à mes courriels, c’est non, merci », lance M. Hawkins.

Photo ANNIE T. ROUSSEL

« Les États de la Floride et du Texas nous ont démontré qu’ils avaient déjà une croissance de 70 % des noyades chez les enfants et que le télétravail pouvait être un facteur », s’alarme M. Hawkins.

Brigade splash

La ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, était en sa compagnie à Québec, dimanche, pour le lancement de la brigade Splash qui fait de la prévention.

Mme Laforest a raconté qu’elle a sauvé de la noyade sa propre fille, alors âgée de cinq ans, il y a plusieurs années, lors d’un incident sur un lac, pour démontrer que les accidents n’arrivent pas qu’aux autres.

La fillette s’était alors retrouvée en mauvaise posture sous une île gonflable en jouant avec un autre enfant, même si elle avait une veste de flottaison. Heureusement, Mme Laforest n’était pas loin et avait suivi une formation de secourisme.

Lors d’une conférence de presse à la marina Saint-Roch, dimanche, des sauveteurs ont exposé les nouvelles procédures mises en place pour les protéger, eux, ainsi que les baigneurs, contre la COVID-19. Par exemple, ils seront équipés d’un masque, de gants et de lunettes.
Photo ANNIE T. ROUSSEL
Lors d’une conférence de presse à la marina Saint-Roch, dimanche, des sauveteurs ont exposé les nouvelles procédures mises en place pour les protéger, eux, ainsi que les baigneurs, contre la COVID-19. Par exemple, ils seront équipés d’un masque, de gants et de lunettes.

« Le temps que je plonge et d’aller la chercher – puis elle était à côté de moi –, elle était inanimée, puis il a fallu que je fasse les manœuvres », a relaté la ministre.

Procédures

Par ailleurs, Raynald Hawkins espère que les restrictions dans les piscines publiques, les parcs aquatiques et les plages, où la capacité d’accueil est réduite, ne conduiront pas les baigneurs à se rabattre vers des lieux qui ne sont pas aménagés et donc plus dangereux, comme les rivières naturelles.

« Vous ne connaissez pas le fond de cette rivière-là. Il suffit d’une averse importante pour changer le débit d’eau, créer de nouveaux vortex », prévient-il.

M. Hawkins insiste sur le fait qu’il faut privilégier les lieux de baignade encadrés, soulignant que les milliers de sauveteurs qui veilleront à la sécurité des usagers cet été ont été formés à de nouvelles procédures pour prévenir la COVID-19.

Les noyades au Québec   

  • 25 décès liés à l’eau cette année comparativement à 22 à pareille date l’an dernier*

En moyenne, le risque de noyade est de:  

  • 40% dans les rivières   
  • 30% dans les lacs   
  • 15% dans les piscines résidentielles   
  • Moins de 1% dans les lieux encadrés (piscines publiques, plages, parcs aquatiques)      

*La société de sauvetage du Québec décompte officiellement 31 morts en 2020 car elle inclut dans son décompte le décès des 6 motoneigistes en janvier dernier dans le lac Saint-Jean.