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Folie dans les champs pour l’autocueillette de fraises

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Des producteurs de fraises assistent à une véritable ruée vers «l’or rouge» cette année. Certains affirment que la popularité de l’autocueillette a doublé, voire quadruplé.

«C’est la Saint-Jean tous les jours dans les champs», lance Simon Charbonneau de la ferme FraiseBec dans Lanaudière, pour qui la fête nationale est généralement la journée la plus achalandée de l’année.

L’agriculteur qui cultive des petits fruits sur près de 200 acres affirme que le nombre de personnes se présentant pour l’autocueillette a pratiquement quadruplé.

Du côté de David Lemire, propriétaire de la Ferme horticole Gagnon à Trois-Rivières, c’est la même histoire.

«On ouvre tôt le matin et, vers 10 h ou 11 h, on n’a plus de fraises dans les champs», affirme celui qui est aussi président de l’Association des producteurs de fraises et framboises du Québec.

Si les nouvelles mesures sanitaires engendrées par la COVID-19 ont découragé certains producteurs de permettre l’autocueillette, ce n’est pas le cas pour Marjolaine du Potager Mont-Rouge Halte Gourmande. 

Marjolaine Beauregard, co-propriétaire du Potager Mont-Rouge Halte Gourmande de Rougemont, ramasse quelques fraises.
Photo Maude Ouellet
Marjolaine Beauregard, co-propriétaire du Potager Mont-Rouge Halte Gourmande de Rougemont, ramasse quelques fraises.

Beaucoup de familles

Lorsque le Journal s’est présenté dans cette ferme la Montérégie dimanche, de nombreuses familles étaient sur place.

«Je ne sais pas si c’est la COVID qui fait en sorte qu’il y a autant de monde, mais nous sommes en croissance depuis 5 ans. Le tourisme agricole intéresse de plus en plus de gens», croit celle qui a repris la ferme familiale.

Mme Beauregard a dû adapter toutes les installations pour réduire les risques de propagation. 

Dans les navettes menant aux champs, des bancs ont été condamnés pour favoriser la distanciation. L’aire de jeux est ouverte, mais un nombre limité de familles peuvent y avoir accès.

«On a beaucoup de familles de Montréal qui font une heure de route pour venir ici. Il faut maintenant offrir de la nourriture et assez d’attractions pour qu’elles puissent passer toute l’après-midi ici», ajoute-t-elle.

Israël Faucher de la Fraisière Faucher dans Portneuf a, quant à lui, préféré éviter ce risque.

«Pour nous, l’autocueillette est accessible, mais tous les jeux sont fermés et les tables de pique-nique ont été enlevées», précise-t-il.

Sécheresse difficile

D’autres producteurs moins chanceux ont vu leurs récoltes être affectées par la canicule et la sécheresse des derniers jours. C’est le cas de Jacques Viens qui a perdu le tiers de sa production.

«L’autocueillette de fraises c’est très très populaire pour nous. Le problème, c’est qu’on n’en avait pas assez pour répondre à la demande», admet celui qui est la tête des Jardins de Jacques en Montérégie.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.