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Je suis menée par mon complexe

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J’ai 35 ans, et depuis mon adolescence, je traîne un complexe par rapport à ma poitrine que j’ai toujours trouvée trop petite pour ma taille. À l’époque, mes parents avaient refusé que je procède à une augmentation mammaire sous prétexte que je n’avais pas fini ma croissance et que je risquais de le regretter plus tard, en plus d’argumenter sur le prix qu’ils refusaient d’assumer.

Au début de l’âge adulte, quand j’avais consulté à ce propos, c’était une époque où certaines matières utilisées pour les augmentations mammaires avaient mauvaise presse et j’ai pris peur au moment de passer sous le bistouri. Mais il n’en reste pas moins que mon complexe ne m’est jamais sorti de la tête.

Je pense d’ailleurs que ce dernier a longtemps été responsable de mes échecs de vie de couple. Jusqu’à ce que je tombe sur mon conjoint actuel, avec qui je suis depuis cinq ans, lequel trouve que j’exagère, puisqu’il aime ma poitrine, même si elle est plus petite que celles de ses blondes précédentes.

Ce dernier commentaire m’a mis la puce à l’oreille. Puisqu’il admet que ma poitrine est plus petite que celle de ses autres blondes, j’ai donc raison d’être complexée et je devrais procéder au plus vite. Mais comme j’ai peur, je ne sais plus comment me sortir de cette impasse. Aidez-moi !

Anonyme

Vous voulez que je vous aide à quoi exactement ? Quand on souhaite quelque chose plus que tout, on s’organise pour se donner les moyens de l’obtenir. Si vous souhaitez que je vous délivre de la peur de l’intervention, ce n’est pas de mon ressort. Seul un chirurgien aguerri pourrait vous convaincre de l’absence de danger d’une telle intervention.

Vous prétextez qu’un complexe qui date de votre adolescence vous aurait empêchée jadis d’avoir une vie amoureuse satisfaisante. Et maintenant que vous en avez une vie amoureuse satisfaisante, puisque vous êtes avec un homme qui vous aime comme vous êtes, vous utilisez un commentaire anodin qu’il a fait pour vous convaincre que, dans le fond, il n’aime pas vraiment votre poitrine, alors que sa présence à vos côtés depuis cinq ans vous indique le contraire. 

Si ce fameux complexe ruine votre vie à ce point, la seule façon d’en sortir est de faire une thérapie pour acquérir l’estime de soi nécessaire à vous en libérer. Sans vouloir minimiser la chose, ne pensez-vous pas qu’il ne s’agit que d’un caprice qui a bien peu d’importance en rapport avec ce qui a frappé la société tout entière depuis mars dernier ? N’est-ce pas que ça mérite réflexion ?