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Loin des décombres

0627 WE - en mode lecture
Photo courtoisie L’apiculteur d’Alep
Christy Lefteri
Aux Éditions du Seuil, 320 pages

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C’est après avoir été bénévole dans un centre de migrants que la Britannique Christy Lefteri a ressenti le besoin d’écrire ce beau roman, qui raconte l’histoire d’un couple qui a dû fuir la Syrie.

Il y a eu une époque où les Ibrahim menaient vraiment une belle vie à Alep. Afra en s’occupant de leur petit Sami et en peignant des tableaux qui trouvaient toujours preneurs, Nuri en gérant avec son cousin Mustafa plus de 500 colonies d’abeilles produisant chaque année non moins que 10 tonnes de miel. Mais est ensuite arrivée la guerre civile, et avec elle tout l’habituel cortège de violence, de destruction, d’injustices, d’absurdités et de drames immondes. Parmi lesquels la mort du petit Sami, emporté brutalement par une explosion.

C’est là qu’une question se pose : quand on est parents, comment réussir à surmonter pareille tragédie ?

Contre vents et marées

Lorsque s’ouvre pour nous le premier chapitre de L’apiculteur d’Alep, Nuri et son épouse Afra ont quitté la Syrie depuis un bon moment déjà. Ils en sont même à la toute dernière étape de leur longue et douloureuse odyssée, puisqu’ils se trouvent dans une pension décrépie du sud de l’Angleterre. Où ils attendent avec impatience de savoir si leur demande d’asile va être acceptée ou non.

Mais au fil des pages, on découvrira également le temps d’avant. Celui où Sami était toujours vivant, celui où Afra n’était pas encore aveugle, celui où Nuri a dû tout faire pour parvenir à convaincre sa femme de quitter la Syrie, puis celui où, enfin sur les routes, le couple Ibrahim a été confronté à l’horreur des camps de réfugiés.

Une histoire d’amour et d’exil émouvante.

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Par les temps qui courent, beaucoup de gens ont décidé de se mettre au jogging. Il n’y a qu’à regarder dehors pour en avoir la preuve ! Faisant suite au best-seller Courir mieux, qui se concentre surtout sur les techniques de base et la mécanique du corps, ce livre couvre tout le reste : comment s’adapter aux conditions météo, comment amener l’entraînement à un autre niveau, comment explorer la force mentale, etc. Un indispensable pour les vrais amateurs de course à pied.

Frissons garantis : Le jour des cendres

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Jean-Christophe Grangé, aux Éditions Albin Michel, 368 pages

L’an dernier, avec La dernière chasse, l’écrivain français Jean-Christophe Grangé a ressuscité le commissaire parisien Pierre Niémans. Plus de 20 ans après la parution des Rivières pourpres, on a ainsi pu retrouver ce héros bourru qui, désormais à la tête d’une unité spéciale chargée d’élucider les meurtres les plus tordus de tout l’Hexagone, est toujours prêt à traquer le mal où qu’il soit. Même s’il doit pour ça retourner en Alsace, un coin de pays où il a déjà vécu et qu’il déteste cordialement.

Une atmosphère oppressante

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Celles et ceux qui n’ont pas lu beaucoup de Grangé apprécieront sans doute ce 15e roman de l’auteur, car on y retrouve tous les ingrédients avec lesquels il a l’habitude de faire monter la sauce. Quant aux autres, eh bien... Ils passeront certes un bon moment, mais sans plus.