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Tant pis c’est l’été !

GEN-DECONFINEMENT-PERIODE-ESTIVALE
Capture d'écran TVA Nouvelles Le directeur national de santé publique, Dr Horacio Arruda, a fait le point sur les dernières étapes de déconfinement avant la période estivale à Montréal, le jeudi 25 juin 2020. CAPTURE D'ÉCRAN/TVA NOUVELLES/AGENCE QMI

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Le capharnaüm désolant des chutes de Rawdon avait de quoi soulever l’indignation. L’ampleur du je-m’en-foutisme, la vulgarité des excès nous ont offert une scène désolante, indigne des sacrifices consentis par l’ensemble de la société depuis trois mois.

Or, si l’ampleur de la débandade était spectaculaire, elle ne doit pas occulter un phénomène bien plus généralisé : le relâchement estival.

Des familles trop pressées d’avoir leur crème glacée pour respecter les deux mètres, un groupe en quête d’ombre sur un banc de parc, un autre qui a trop hâte de rentrer à la SAQ... la liste est longue. 

C’est sans compter la cohue d’un camp de jour dans au moins un parc de NDG, à Montréal. 

C’est simple, le bien-être individuel a finalement gagné le bras de fer face au devoir collectif de se protéger les uns, les autres.

Vive les commerçants

Finalement, heureusement que les commerçants, eux, ont compris le message.

Limite du nombre de clients, désinfectant obligatoire, flèches dans les allées, masques, visières et gants pour tout le personnel, leur discipline de fer est leur rempart pour sauver ce qu’il reste de leur gagne-pain.

Heureusement. Car, finalement, ils montent la garde à bout de bras. Face à l’insouciance grandissante, ils nous rappellent que la menace meurtrière de la COVID-19 ne s’est pas dissipée.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Message confus

Le Dr Horacio Arruda s’est désolé du faible respect des consignes. Il craint même que le Québec finisse par « payer » lors d’une seconde vague.

Pourtant, il ne devrait pas être surpris.

À l’ère de la discipline collective en mars et en avril, la peur du virus était omniprésente, le message était simple (restez chez vous).

En ce début d’été, c’est tout le contraire. La peur a cédé le pas au ras-le-bol. Le message est on ne peut plus confus.

« Libération conditionnelle », déconfinement à géométrie variable, masque optionnel, les signaux sont contradictoires.

Non seulement le premier ministre Legault s’est-il éclipsé, même son nouveau ministre de la santé brille par son absence.

Quand le gouvernement décide d’annoncer par communiqué un 24 juin qu’il ne publiera plus les bilans quotidiens, puis qu’il infirme sa décision sur Twitter, c’est dire à quel point il a tourné la page sur le climat d’hypervigilance digne de la menace qui plane.

Finalement, le relâchement de la population est au diapason de celui de ses dirigeants. 

Que voulez-vous, c’est l’été !