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Un pas de franchi vers la construction du Canadarm3

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Le gouvernement fédéral entend accorder le contrat de construction du tout nouveau Canadarm3 pour la future station lunaire Gateway à l’entreprise canadienne MacDonald, Dettwiler and Associates Inc. (MDA), qui n’en sera pas à son premier projet du genre. 

C’est le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie Navdeep Bains qui a annoncé cette nouvelle collaboration avec MDA. Cette dernière a notamment participé aux projets Canadarm, Canadarm2 et Dextre lors des quatre dernières décennies.

«Le Canadarm3 comprendra un bras robotisé de nouvelle génération, un petit bras agile et une série d'outils spécialisés. La visionique perfectionnée, des logiciels de pointe et les progrès accomplis dans le domaine de l'intelligence artificielle permettront à ce système autonome de fonctionner sans intervention humaine», a indiqué de son côté l’Agence spatiale canadienne.

Lorsqu’il sera entièrement construit, le Canadarm3 viendra se greffer au projet Gateway, une station spatiale lunaire qui deviendra «la prochaine grande mission internationale d’exploration spatiale habitée après celle, très fructueuse, de la Station spatiale internationale». Ce sont les États-Unis qui pilotent ce chantier, auquel s’est joint le Canada en 2019.

Fonctions multiples

Sur son site internet, l’Agence spatiale canadienne précise que le grand bras sera d’une longueur de 8,5 m. Il servira à assurer la maintenance, à réparer et à inspecter la station Gateway, à attraper des vaisseaux spatiaux et à déplacer des modules de la station. De plus, il pourra venir en aide aux astronautes lors de leurs sorties dans l’espace et pourra mener des expériences scientifiques en orbite et sur la surface de la Lune.

On précise également qu’un petit bras – qui fera partie du système robotisé – servira au transfert du matériel, tandis que le Canadarm3 pourra assurer lui-même sa maintenance et ses réparations en changeant les pièces nécessaires. Finalement, le bras pourra se déplacer «d'un endroit à l'autre sur la station Gateway en fixant tour à tour ses extrémités (ses "mains") à des bornes spéciales. Chaque borne assurera l'alimentation électrique, la transmission de données et une liaison vidéo.»

On estime que des centaines d’entreprises du pays participeront à son développement, notamment dans les domaines de l’innovation et des technologies émergentes.

«Le Canadarm3 que nous nous sommes engagés à fournir à la station spatiale lunaire Gateway créera des emplois bien rémunérés et générera des retombées économiques pour les Canadiens, et permettra au secteur spatial canadien de demeurer une figure de proue et de prendre de l'expansion», a déclaré le ministre Bains.

En février 2019, le gouvernement Trudeau a débloqué un montant de 2,05 G$ sur 24 ans pour participer aux initiatives d’exploration de la Lune, ce qui inclut la construction de ce nouveau bras canadien. On estime à 135 G$ par an les possibles retombées de cet investissement, en plus de la création de 1300 emplois.

On estime que le bras devra être prêt au milieu des années 2020, une fois que l’architecture de la station Gateway sera entièrement définie.

La société MDA, fondée en 1969 en Colombie-Britannique, a été détenue par des intérêts américains pendant quelques années. Elle est redevenue canadienne en avril dernier après avoir été rachetée par un consortium dirigé par une firme d’investissement torontoise.