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Un premier vaccin disponible

L’armée chinoise pourra bénéficier de cette technologie en partie canadienne

Un premier vaccin disponible
Photo AFP

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Même s’il n’a pas traversé encore toutes les étapes de développement, un vaccin prometteur contre la COVID-19 de conception chinoise et propulsé en partie par une technologie canadienne pourra être utilisé au sein de l’armée en Chine.

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L’armée chinoise a autorisé l’utilisation dans ses rangs du candidat-vaccin « Ad5-nCoV », a annoncé lundi CanSinoBIO, la compagnie chinoise qui le développe en collaboration avec un institut de recherche militaire.

L’usage précis que veut en faire l’armée chinoise n’est pas connu et il n’est pas clair si elle envisage une campagne de vaccination au sein de ses troupes, qui comptent quelque deux millions de membres.

Son emploi sera par contre réservé au domaine militaire. CanSinoBIO a souligné qu’elle ne peut encore garantir que son vaccin sera commercialisé pour le grand public.

En Chine, l’Ad5-nCoV fait présentement l’objet d’essais cliniques sur les humains de phase 2 (dans un processus qui en compte trois).

« Bonne nouvelle »

Selon le virologue et professeur à l’UQAM Benoît Barbeau, le pays cherche peut-être à enrôler des soldats pour une prochaine étape des essais cliniques. 

On peut y voir une « bonne nouvelle » dans la mesure où la Chine semble « assez avancée » dans l’étude de ce vaccin. Par contre, « on doit attendre les résultats pour s’assurer qu’en effet le vaccin fonctionne bien. »

Si l’efficacité et l’innocuité de l’Ad5-nCoV étaient démontrées, le Canada pourrait être l’un des premiers à en profiter, estime cet expert.

En effet, CanSinoBIO se sert d’une technologie qui appartient au Conseil national de recherches du Canada (CNRC), soit une « lignée cellulaire » nommée HEK293, pour optimiser le processus par lequel est cultivé l’adénovirus qui entre dans la composition de son vaccin.

Le 12 mai dernier, le CNRC a annoncé un partenariat avec CanSinoBIO pour permettre la biofabrication et le développement clinique du vaccin en sol canadien.

Testé en Nouvelle-écosse

Santé Canada a ensuite donné son aval à des essais cliniques pilotés au Centre canadien de vaccinologie de l’Université Dalhousie, en Nouvelle-Écosse, qui pourront s’ajouter à ceux menés en Chine.

« Ça nous met le pied dans la porte, ça, c’est certain, et je crois que l’on peut être optimiste que, malgré nos relations plus tendues en ce moment avec la Chine, on aurait possiblement un genre de droit pour obtenir le vaccin avant les autres », soulève M. Barbeau.

L’Université Dalhousie et le CNRC ont décliné nos demandes d’entrevue, lundi.

Partout dans le monde, près de 150 vaccins expérimentaux sont en développement.

Une minorité est testée sur des humains, mais il s’en ajoute pratiquement chaque semaine. On en comptait 17, lundi.

— Avec des informations de l’AFP