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«I Have A Dream»

«I Have A Dream»
Photo Courtoisie

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Si on souhaite atteindre un véritable progrès social, il faudrait se désintéresser de la couleur de la peau, de la même manière qu’on le fait avec la couleur des cheveux ou des yeux, par exemple.

Seuls les suprématistes ET les antiracistes «modernes» en font une obsession. Chez les premiers, c’est pour se convaincre d'une quelconque supériorité génétique. Quant aux seconds, ils en font une affaire d’identité tribale ghettoïsant tout en se conférant une supériorité morale qui n’est, au fond, que de la condescendance pure et simple. 

Puisque la couleur des cheveux ou des yeux n’a rien à voir avec une quelconque supériorité ou infériorité génétique, il serait tout aussi absurde d’en faire une question d’identité. Qui se dit du peuple roux? Ou de la communauté des yeux marron? 

Pourquoi en serait-il autrement pour la couleur de la peau? Ce n’est que de la pigmentation quand on s’y arrête. Il faut mettre fin à toutes corrélations entre la couleur de peau et les stéréotypes capacitistes ou identitaires. Les suprématistes et les antiracistes sont les deux côtés d’une même médaille à cet effet. Les deux camps s’alimentent et ne font qu’entretenir un vieux cercle vicieux. 

J’ai grandi avec, comme guide moral, le magnifique discours de Martin Luther King sur le jugement du caractère et non de la couleur de peau dans son I Have A Dream. Je l’ai intégré à un point tel que je suis littéralement devenu colorblind de l’épiderme. 

Ce qui devrait être une qualité fondamentale est devenu une tare selon nos antiracistes. Pour eux, c’est un déni de réalité. Leur obsession à maintenir cette vision du monde relève du pompier pyromane. Une identité basée sur la couleur de la peau donne un sens à leur sentiment de sauveur. Comme un pompier qui craint ne plus avoir de boulot le jour où tout deviendrait ininflammable. Pour eux, l’absence de races signifie l’absence de cause. Ils ont besoin de leur cause pour ne sauver que LEUR peau et donner un sens à leur vie. 

Oui, il y a encore du travail à faire. Énormément. Ça peut paraître utopique ce que je soulève, mais il est temps de se donner une direction valable. Viser la force de caractère. Être antiracialiste plutôt qu’antiraciste. 

You may say I’m a dreamer but I’m not the only one.

– Guy Perkins