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La nouvelle maladie liée à la COVID-19 touchant les enfants mieux détaillée

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WASHINGTON | Deux études américaines publiées lundi fournissent une description plus documentée qu’auparavant des symptômes de la mystérieuse maladie liée au coronavirus qui a touché au moins un millier d’enfants dans le monde, appelée syndrome inflammatoire multisystémique chez les enfants (MIS-C). 

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Les deux études, parues dans le New England Journal of Medicine (NEJM), se fondent sur près de 300 enfants et jeunes de moins de 21 ans ayant eu la COVID-19 (ou qui sont soupçonnés d'avoir eu la maladie), recensés aux États-Unis entre mars et mai, à la suite d’une alerte lancée au Royaume-Uni fin avril, puis par les Centres américains de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) en mai.

Un millier de cas ont été rapportés dans le monde en incluant ces nouvelles études, selon Michael Levin, de l’Imperial College à Londres, dans un éditorial publié par NEJM. Le 15 mai, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies avait rapporté 230 cas en Europe, dont deux décès en France et au Royaume-Uni.

Comme on s’en doutait, il est clair que le syndrome apparaît dans un second temps, plusieurs semaines après l’infection par le virus SARS-CoV-2: une étude nationale évoque 25 jours de durée médiane, tandis qu'une autre, à New York, indique que la majorité des cas se sont présentés un mois après le pic de la pandémie dans la ville.

La maladie est confirmée comme très rare: 2 cas pour 100 000 personnes de moins de 21 ans. Comme déjà observé par les médecins des deux côtés de l’Atlantique, les enfants noirs, hispaniques ou d’origine indienne sont relativement plus touchés que les enfants blancs.

Le symptôme le plus fréquent n’est pas respiratoire: plus de 80% des enfants souffraient en fait de troubles gastro-intestinaux (douleurs abdominales, nausées ou vomissements, diarrhée) et beaucoup avaient des éruptions cutanées, surtout les moins de cinq ans. Tous avaient de la fièvre, très souvent depuis plus de quatre ou cinq jours. Et chez 80% d’entre eux, le système cardiovasculaire était concerné. De 8 à 9% des enfants ont développé un anévrisme des artères coronaires.

La plupart des enfants étaient auparavant en bonne santé et n’avaient pas de facteur de risque ou de maladie préexistante.

80% ont été admis aux soins intensifs, 20% ont reçu une assistance respiratoire invasive et 2% sont décédés.

Au moment des premières alertes, les médecins avaient noté de nombreuses similitudes avec la maladie de Kawasaki, qui touche surtout les nourrissons et les très jeunes enfants et crée une inflammation des vaisseaux sanguins pouvant provoquer des problèmes au cœur. Ces nouvelles données confirment que MIS-C et Kawasaki ont des points communs, mais que le nouveau syndrome atteint généralement des enfants plus âgés et déclenche des inflammations plus intenses.

Le mystère demeure sur la cause du syndrome, qu’on soupçonne liée à une réponse anormale du système immunitaire. L’éclaircir pourrait avoir des implications sur le développement d’un vaccin et les inflammations également observées dans de multiples organes chez les adultes atteints de la COVID-19, suggère Michael Levin.

Un résumé pertinent de la journée,
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