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Le gouvernement sort les muscles après des mois de sensibilisation

Le masque sera obligatoire dans les transports en commun afin d’éviter une deuxième vague de la COVID-19

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Après quatre mois à refuser d’imposer le masque, c’est en plein déconfinement que François Legault et le Dr Horacio Arruda obligent le port du couvre-visage dans le bus et le métro.

• À lire aussi: Voici comment s'y retrouver avec les mesures sanitaires 

« Ça fait quelques semaines que je me demandais pourquoi ça n’avait pas déjà été fait », a réagi Laurie Slater, à sa sortie du métro Jarry, à Montréal, lundi. 

Pour l’orthophoniste de 25 ans qui a récemment contracté la COVID-19, cette décision, c’est une bonne chose.

« Il ne faut pas prendre les mesures à la légère », a-t-elle prévenu.

C’est aussi ce que pensait la majorité des usagers abordés par Le Journal, lundi. 

Malgré la tiédeur de plusieurs citoyens à porter le masque, le gouvernement Legault fera tout de même l’annonce du port obligatoire dans les transports en commun, mardi.

 

  • La Dr Caroline Quach sur la possible 2e vague:   

Plus qu’une recommandation

Jusqu’ici, le premier ministre et le directeur national de santé publique préféraient « recommander fortement » le port du masque dans les lieux publics.

Selon nos informations, cette directive entrera en vigueur dans deux semaines, le temps de sensibiliser la population et de préparer les transporteurs.

Le Dr Horacio Arruda s’est montré inquiet lundi du relâchement des consignes sanitaires, en point de presse à Québec.
Photo Stevens Leblanc
Le Dr Horacio Arruda s’est montré inquiet lundi du relâchement des consignes sanitaires, en point de presse à Québec.

Ce sont eux qui devront ultimement faire respecter cette consigne, qui vise à éviter ou ralentir une nouvelle vague de contamination de la COVID-19.

Est-ce que des masques seront fournis à ceux qui n’en auront pas ? En coulisses, on signale qu’il est impensable que le gouvernement ou les sociétés de transport puissent fournir des masques à tous les usagers. 

La Société de transport de Montréal n’était pas en mesure de répondre à nos multiples questions lundi.

« Nous allons en savoir davantage sur les modalités de cette mesure lors de l’annonce officielle [mardi] », a répondu sa porte-parole Amélie Régis.

Laurie Slater, croisée à la sortie du métro Jarry lundi, s’est dite d’accord avec l’obligation du masque. Il était déjà porté par plusieurs dans le métro de Montréal, comme ici à la mi-mai, mais ce n’était pas généralisé.
Photo Jonathan Tremblay
Laurie Slater, croisée à la sortie du métro Jarry lundi, s’est dite d’accord avec l’obligation du masque. Il était déjà porté par plusieurs dans le métro de Montréal, comme ici à la mi-mai, mais ce n’était pas généralisé.

Les experts sont d’accord

Cette annonce fera des heureux chez les experts. Dans une récente sortie, une trentaine de médecins et d’épidémiologistes avaient exhorté le gouvernement à agir en ce sens pour prévenir une seconde vague de coronavirus trop meurtrière. C’était donc sans surprise que certains d’entre eux accueillaient positivement la nouvelle, lundi.

« Le timing me surprend, et j’aime mieux sensibiliser qu’obliger, mais la nécessité est là », a commenté Christian Jacob, président de l’Association des microbiologistes du Québec.

« L’idée de se mettre un masque, c’est de se donner des moyens de se déconfiner et ne pas être trop inquiet », a ajouté Gaston De Serres, épidémiologiste à l’INSPQ.

De son côté, Horacio Arruda s’est montré inquiet du relâchement des consignes. 

« Nous sommes déconfinés, la situation va beaucoup mieux. Mais je vous dis une chose : le pire danger, c’est qu’on oublie rapidement ce qui se passe et qu’on oublie nos mesures de protection », a-t-il déclaré, en conférence de presse à Québec.

– Avec Daphnée Dion-Viens

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.