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Une nouvelle ère s’amorce à la FQBO

Ariane Fortin est la nouvelle présidente du conseil d’administration de la Fédération québécoise de boxe olympique

Ariane Fortin
Photo courtoisie, Guillaume D. Cyr

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Une révolution s’est opérée au sein de la Fédération québécoise de boxe olympique (FQBO) au cours des deux dernières années. Elle a été complétée samedi avec l’élection d’Ariane Fortin au poste de présidente du conseil d’administration. 

L’ancienne boxeuse et olympienne remplace Pierre Chiasson, qui a été en poste pendant plus de 20 ans. Elle a obtenu l’appui unanime des 70 membres qui ont participé à l’élection tenue lors d’une vidéoconférence. 

« Lorsque j’ai décidé de m’impliquer à la fédération l’an dernier, je ne m’enlignais pas pour la présidence, a indiqué Ariane Fortin. J’avais simplement le goût de redonner à mon sport. 

L’ex-pugiliste Ariane Fortin entend remettre de l’ordre dans la Fédération québécoise de boxe olympique.
Photo d’archives
L’ex-pugiliste Ariane Fortin entend remettre de l’ordre dans la Fédération québécoise de boxe olympique.

« Après mon élection comme secrétaire-trésorière, je me suis rendu compte que ce n’était pas aussi collaboratif que je le croyais. Par contre, j’avais accès à tout le processus décisionnel et aux finances de la fédération. Plusieurs façons de faire n’étaient pas optimales.  »

On a alors assisté aux premiers pas d’un changement de garde qui était nécessaire à la FQBO. 

« En 2019, on a réussi à placer trois nouvelles personnes au sein du conseil d’administration. Ce fut deux, cette année », a précisé Fortin. 

« Depuis l’an dernier, avec trois personnes qui tiraient dans la même direction, on a pu faire passer nos projets et en poursuivre d’autres. Durant ma présidence, je veux miser sur le travail d’équipe et tout le monde devra mettre l’épaule à la roue. »

Rassembleuse

Ça ne tournait pas rond à la FQBO au cours des dernières années. Une certaine grogne s’était installée chez les membres à propos des méthodes et aux prises de décision de l’ancien président. 

« Mon cheval de bataille sera la transparence, a indiqué la femme de 35 ans. Dans les années passées, on apprenait souvent les détails des assemblées générales annuelles à la dernière minute et elles se tenaient toujours à Trois-Rivières.

« Ça se déroulait souvent en même temps qu’un gros événement. On avait seulement 30 à 40 clubs qui pouvaient y participer. Samedi, en raison de la COVID-19, près de 70 membres étaient présents à la vidéoconférence. »

Fortin, qui sera remplacée par Claudia Marisol au poste de secrétaire-trésorière, a l’intention de remettre de l’ordre au sein de la structure de sa fédération. Toutefois, pas de question de le faire toute seule. 

« Je veux être une rassembleuse, je veux qu’on travaille ensemble. Si une personne propose un projet, on souhaite qu’elle le fasse avec les bonnes personnes. Je veux que notre fédération soit inclusive. »

Elle a l’intention de reconstruire les relations avec les autres fédérations provinciales et avec Boxe Canada. Pour que le Canada retrouve ses lettres de noblesse sur la scène internationale, le Québec et l’Ontario doivent être des contributeurs de premier plan. 

D’ailleurs, la fédération ontarienne vient également de procéder à un changement à sa tête. La nouvelle présidente, Jennifer Huggins, a la même vision que son homologue québécoise. C’est prometteur. 

En mode survie

La première mission de Fortin sera de permettre à la centaine de clubs affiliés à la FQBO de sortir la tête de l’eau. La crise de la COVID-19 a frappé durement les finances des gymnases.

« On en a déjà perdu trois ou quatre dans les régions. Ça fait mal. Cette semaine, on devrait être en mesure d’adopter des mesures financières pour les aider. 

« La bonne nouvelle, c’est que notre fédération est en bonne santé financière. Il y a une somme de 100 000 $ que nous devrons dépenser efficacement. La situation est critique. »