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Zuckerberg perd 7,2 milliards $US après un boycottage publicitaire sur Facebook

Mark Zuckerberg
Photo d'archives, AFP Mark Zuckerberg

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Le cofondateur et PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a perdu 7,2 milliards $US en une journée, vendredi, après que des entreprises eurent décidé de retirer leurs publicités sur le réseau social, a rapporté l’agence de presse américaine Bloomberg.

La mesure de boycottage a fait fondre la fortune du jeune milliardaire à 82,3 milliards $US, selon le Bloomberg Billionaires Index, reléguant le patron de Facebook à la quatrième place, derrière le trio de milliardaires formé par Bernard Arnault, Jeff Bezos et Bill Gates.

Les actions de la société ont chuté de 8,3% vendredi, soit une perte de 56 milliards $US de la valeur boursière de Facebook, après la décision du géant américain Unilever de cesser cette année toute publicité sur Facebook et ses produits.

Unilever a rejoint des entreprises comme Verizon Communications et Hershey Co. qui ont également retiré leurs annonces du réseau social, a rappelé Bloomberg.

Ces entreprises reprochent à Facebook de n’avoir pas suffisamment contrôlé les discours haineux et la désinformation sur le réseau social.

Pour sa part, Coca-Cola a indiqué qu’elle suspendrait toutes les publicités payantes sur les plates-formes de médias sociaux pendant au moins 30 jours.

Face à ce boycottage publicitaire, Mark Zuckerberg a répondu aux critiques croissantes concernant la désinformation sur Facebook en annonçant, entre autres, sur sa page personnelle, vendredi, un resserrement des mesures concernant les messages haineux.

«Aujourd'hui, nous interdisons une catégorie plus large de contenu haineux dans les annonces. Plus précisément, nous élargissons notre politique relative aux annonces afin d'interdire les allégations selon lesquelles des personnes d'une race, d'une origine ethnique, d'une origine nationale, d'une appartenance religieuse, d'une caste, d'une orientation sexuelle, d'une identité de genre ou d'un statut d'immigrant en particulier menacent la sécurité physique, la santé ou la survie d'autrui.»

«Nous élargissons également nos politiques pour mieux protéger les immigrants, les migrants, les réfugiés et les demandeurs d'asile contre les publicités suggérant que ces groupes sont inférieurs ou exprimant du mépris, du rejet ou du dégoût envers eux», a écrit M. Zuckerberg.