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COVID-19: un premier juillet pas comme les autres à Sherbrooke

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Chaque année, premier juillet rime avec déménagement. Si c'est toujours un peu chaotique, ça risque de l'être encore plus en 2020.

Plusieurs locataires qui avaient prévu partir ont décidé de rester dans leur logement à cause de la pandémie, ce qui entraînera de gros problèmes, prévient le Regroupement des Propriétaires d'habitations locatives (RPHL).

«Avec le retard des visites dû à la pandémie, plusieurs locataires n'ont pas réussi à trouver un logement qui leur convient. Alors que décident-ils de faire? Rester dans leur logement en attendant d'enfin en trouver un. Mais dans la majorité des cas, ces logements sont déjà reloués et un nouveau locataire doit en prendre possession le 1er juillet», indique le président du RPHL, Martin Messier.

Les déménagements s'annoncent plus longs également cette année. «Avant d'entrer mes meubles et mes effets personnels, je vais désinfecter l'appartement au complet», mentionne une nouvelle locataire sherbrookoise, qui venait à peine d'arriver de Montréal. Comme plusieurs, elle aura la surprise de voir réellement son appartement, puisqu'elle n'a pu visiter que virtuellement le logement avant de le choisir.

Chez les compagnies de location de camion de déménagement, le premier juillet est toujours la journée la plus chargée de l'année. Plus que jamais, ce mercredi, il n'y aura pas une seconde à perdre, dit le propriétaire de Location Suprême, Jonathan Boisvert. «Les camions sont tous loués quatre fois dans la journée pour des blocs de quatre heures. Entre chacune des locations, nous avons prévu 15 minutes pour désinfecter les camions, j'ai un employé qui passera la journée à faire ça. Il ne faut pas accumuler de retard.»