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Le plafond budgétaire en F1: une nécessité, selon Bertrand Godin

Le plafond budgétaire en F1: une nécessité, selon Bertrand Godin
AFP

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Selon Bertrand Godin, la Formule 1 sortira gagnante de la mise en place d’un plafond budgétaire à compter de la saison 2021.

La F1 n’échappe pas aux ennuis financiers qui frappent de nombreuses industries partout dans le monde en raison de la pandémie de COVID-19. Ainsi, les dirigeants de la catégorie reine du sport automobile et les écuries se sont entendus pour abaisser à 145 millions $ US le plafond qui devait initialement être de 175 millions $.

Ces nouvelles contraintes seront un vent d’air frais pour les petites écuries en difficulté, mais peut-être aussi pour les amateurs de course, puisqu’on peut s’attendre à une plus grande parité sur la piste.

«La Formule 1 était déjà dans une situation difficile, a dit Godin en entrevue récemment. On a entendu parler de Williams qui a vraiment de gros problèmes. Mais en même temps, le sport a toujours été le reflet de la société. On est dans une situation où il faut rebâtir», a-t-il soutenu.

«Donc, s’il faut diminuer les coûts et revenir plus modestes en F1, il n’y a rien là. Dans les années 1970, la F1 était beaucoup plus modeste et on avait du spectacle quand même. Quand on fait face à ce genre de défi, c’est là qu’on réussit à se dépasser et à trouver des solutions.»

Un partage de passion

Malgré tout, la saison 2020, qui doit commencer dimanche à l’occasion du Grand Prix d’Autriche, restera difficile. En effet, pour l’instant, toutes les courses prévues au calendrier devront être disputées à huis clos en raison de la pandémie.

Ainsi, les promoteurs, tout comme le sport lui-même, perdront une partie de leurs revenus. Chase Carey, le président de la F1, devra faire tout en son possible pour tenter de présenter le plus d’événements possible pour engranger un maximum de revenus de diffusion.

Il sera toutefois difficile d’organiser 22 Grands Prix, comme le prévoyait le calendrier initial.

«Ils devront faire le même nombre de courses, de façon à aller chercher les revenus de télévision, a fait valoir Godin. Actuellement, ce sont les seuls revenus qu’ils peuvent compter parce que la billetterie, ça va être fermé. C’est une situation extrême que jamais je n’aurais cru qu’on vivrait un jour. Mais ce n’est que temporaire. Il faut être patient.»

La présentation des courses sans partisans sera d’ailleurs une distraction pour les pilotes, de l’avis de celui qui a participé à de nombreuses courses de soutien lors du Grand Prix de Montréal au fil des années.

«On ne les entend pas, mais on les voit nous encourager et se lever. L’année passée [à Montréal], j’étais capable de reconnaître certaines personnes à l’épingle», s'est-il souvenu.

«Après tout, le sport automobile, c’est un partage de passion.»