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Obligation du masque : Une décision qui tombe à point pour Montréal

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La décision de Québec d’obliger le port du masque dans les transports en commun tombe à point pour la mairesse de Montréal, qui se prépare depuis des semaines pour cette obligation.

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«C’est une approche cohérente de le faire à la grandeur du Québec, comprenant la région métropolitaine dans son ensemble, et c’est tant mieux», souligne la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

Selon la mairesse, plus le taux de gens arborant le masque sera élevé, moins l'utilisation du pouvoir coercitif sera nécessaire. Depuis mai, la Société de transport de Montréal (STM) a distribué 245 000 couvre-visages et elle en a commandé plus de 1 million supplémentaire, rappelle-t-elle.

Mme Plante explique que la «notion d’applicabilité» demeure importante. « Les employés de la STM n'ont pas la possibilité d'exercer un pouvoir coercitif. Donc il y a des discussions à avoir. On ne peut pas demander aux chauffeurs de contrôler individuellement les usagers à chaque passage», soutient la mairesse.

Satisfaction pour les employés de la STM

De son côté, le syndicat des chauffeurs d'autobus de la STM se dit satisfait de la décision de Québec d’obliger le port du masque dans les transports en commun.

Le syndicat demande depuis le 10 avril que les usagers du transport en commun portent le masque. Le président par intérim, Daniel Leroux, indique que les masques contribuent à assurer la sécurité de ses membres et de la clientèle.

«Puisqu’il y aura une meilleure sécurité dans le transport en commun, nous espérons que plus d’utilisateurs seront au rendez-vous», explique par courriel Daniel Leroux, président par intérim du syndicat.

Ce dernier précise qu’il ne sera toutefois pas du ressort de ses membres de jouer à la «police du masque».

«Ce n’est pas à nos membres de gérer qui a un masque et qui n’en a pas, ni de restreindre l’accès au transport en commun», insiste-t-il.  

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Critiques pour Montréal

Pour certains élus municipaux montréalais de l’opposition, cette décision aurait dû être prise bien plus tôt par la mairesse Valérie Plante.

L’opposition officielle à l'hôtel de ville rappelle faire cette demande depuis le mois d’avril. «Pour nous c’était une évidence. Montréal était l’épicentre de la pandémie au Québec et au Canada, et elle l’est toujours», soutient le chef d’Ensemble Montréal, Lionel Perez.

M. Perez déplore que la mairesse Plante n’ait pas agi avant le déconfinement pour habituer la population. Selon lui, les citoyens sont déjà craintifs à prendre le transport en commun puisque peu de gens portent le masque.

Même son de cloche du côté de Marvin Rotrand, conseiller indépendant de Snowdon. «Montréal est l'une des dernières grandes villes au monde à ne pas avoir adopté une règle semblable, a-t-il fait remarquer.

Ce dernier considère qu’il s’agit d’un «manque de leadership» de la part de la mairesse. «Les gens ont peur d'utiliser le transport en commun. Pourquoi Valérie Plante a décidé de se cacher derrière Québec et la santé publique?», se questionne-t-il.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.