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Un an après l'annonce de sa rémission, Maxence Parrot se lance en affaires

Un an après l'annonce de sa rémission, Maxence Parrot se lance en affaires
Photo d'archives Agence QMI, Mario Beauregard

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Presque un an, jour pour jour, après avoir reçu la nouvelle qu’il était officiellement en rémission de son lymphome de Hodgkin, Maxence Parrot continue de réaliser ses rêves. Mais cette fois-ci, ce n’est pas en tant qu’athlète, mais bien en tant qu'homme d’affaires que le Québécois fait sa marque.

Depuis quelques semaines, le Bromontois est fier copropriétaire du restaurant Le Numéro 7 - Brasserie moderne, qui accueillera ses premiers clients dès mercredi, à Saint-Jean-sur-Richelieu.

«J’ai toujours eu ce désir d’investir en restauration. Ça m’a toujours passionné et après plusieurs discussions avec mes nouveaux partenaires d’affaires, nous avons décidé de nous lancer dans l’aventure», a révélé Parrot, qui a également fait l’acquisition d’un immeuble à logement au cours des derniers mois.

«Ça faisait déjà longtemps que je pensais à ça et la pause forcée m’a permis de regarder les différentes options. Tu ne veux pas te lancer dans n’importe quoi non plus et j’ai pu prendre mon temps avant de finalement faire le saut.»

Et même si sa carrière de planchiste primera sur ses nouveaux engagements, Parrot souhaite trouver du temps pour s’investir auprès des employés et de la clientèle.

«Quand je fais quelque chose, je le fais à fond. Ce n'est pas nouveau pour moi. Je veux pousser là-dedans le plus que je peux. Je vais prendre mon temps, mais après ma carrière, c’est sûr que je vais m’impliquer le plus possible.»

Un retour triomphal

C’est en août 2019 que Parrot a effectué son retour à la compétition à l’occasion des X Games d’Oslo. Après un arrêt de huit mois au cours desquels il a subi 12 traitements de chimiothérapie, il n’est pas passé inaperçu, mettant la main sur l’or au Big Air.

«J’étais vraiment content de gagner à mon retour, mais j’avais hâte de voir comment j’allais réagir en ayant des compétitions chaque semaine. Ça me faisait un peu peur», a avoué celui qui dormait régulièrement entre 13 h et 14 h par jour à son retour de la Norvège.

Le planchiste de 26 ans a pourtant enchaîné les succès avec des victoires dans cette même épreuve à la Coupe du monde de Pékin, puis aux X Games d’Aspen.

«J’en avais demandé pas mal à mon corps. Ensuite, selon les moments, j’y allais un peu plus mollo à l’entraînement pour être bien reposé. Dans les compétitions, si j’étais en confiance, je faisais même une sieste entre les séances. Je n’avais jamais eu à faire ça avant, mais en fin de compte, ç’a réussi.»

De retour en Norvège, il a finalement conclu la campagne avec deux médailles, soit l’or en slopestyle et l’argent au Big Air des X Games présentés à Hafjell.

«Ç’a été une bonne année, sûrement l’une des meilleures de ma carrière. J’avais déjà prévu [avant la pandémie de la COVID-19] de conclure ma saison en Norvège et de terminer avec l’or au slopestyle, c’est exceptionnel», a indiqué l’athlète le plus médaillé de l’histoire du Big Air aux X Games.

La clé du succès

La tâche est loin d’avoir été simple pour Parrot, qui a dû faire preuve de sagesse et de créativité pour arriver à ses fins. Pour le planchiste, l’excellence a un seul prix: la détermination. C’est pourquoi il ne ménage jamais ses efforts pour atteindre ses objectifs.

«C’est très important pour moi. Souvent, je suis le premier arrivé à l’entraînement et le dernier parti. Mais ça ne me dérange pas, parce que c’est ça que ça prend pour rester au sommet», a-t-il insisté.

«C’est un gars très assidu, un vrai professionnel. Il vient s’entraîner en moyenne cinq fois par semaine pendant l’été et il ne laisse rien au hasard», a ajouté Maxime Héneault, fondateur et entraîneur-chef du club Maximise, basé à Sainte-Agathe-des-Monts, où Parrot entreprendra sa préparation pour la prochaine saison dès cette semaine.

Mais avant tout, il prendra le temps de s’asseoir avec Héneault, afin d’élaborer la stratégie en vue de cette année de qualification olympique.

«Ce sera important de bien performer l’an prochain, surtout pour les Jeux de Pékin en 2022. Comme chaque début d’été, je vais m’asseoir avec Max [Héneault] pour établir le plan de match. On va déterminer quelles manœuvres ça prend pour gagner et, ensuite, on va bâtir les entraînements en conséquence», a-t-il conclu.