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Bon ou mauvais pour la santé? L’application Yuka vous donne l’heure juste

L'application Yuka est maintenant offerte gratuitement au Canada.
Courtoisie / Yuka L'application Yuka est maintenant offerte gratuitement au Canada.

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Adoptée par plus de 18 millions d’Européens, l’application de décryptage d’étiquettes de produits Yuka est désormais offerte au Canada. Par le simple balayage d’un code-barres, l’app permet de voir instantanément l’impact d’un produit alimentaire ou cosmétique sur sa santé. Bon ou mauvais pour vous? Yuka a la réponse.

Faire des choix santé n’est pas chose simple et les fondateurs de Yuka l’ont constaté par eux-mêmes avant même de développer l’application. «Mon associé fondateur, Benoit [Martin] cherchait à faire attention à ses achats, ayant des enfants, et il trouvait difficile de décrypter les étiquettes», raconte Julie Chapon, cofondatrice.

François Martin, Julie Chapon et Benoit Martin, fondateurs de l'application Yuka.
Courtoisie Yuka / Eveline de Brauw
François Martin, Julie Chapon et Benoit Martin, fondateurs de l'application Yuka.

Objectif atteint: l’application est extrêmement simple et permet de connaître l’impact d’un produit sur la santé en un coup d’œil. L’utilisateur scanne un produit et voit apparaître un code, qui va du rouge au vert, en fonction d’une évaluation basée sur trois critères: qualité nutritionnelle, présence d’additifs et dimension biologique de l’item. 

«Si le produit a une évaluation négative, en dessous de la moyenne, l’application va recommander des produits similaires, mais qui sont meilleurs pour la santé», explique Mme Chapon. Yuka analyse la nourriture, mais aussi les produits d’hygiène (dentifrice, savon, etc.) et les cosmétiques (maquillage).

L'application Yuka est maintenant offerte gratuitement au Canada.
Courtoisie Yuka

Une base de données immense  

Depuis son lancement en 2017, Yuka a développé une banque d’informations comptant plus de 1,5 million de produits à travers le monde. «Sur l’ensemble du territoire canadien par exemple, on va avoir entre 300 000 et 350 000 produits référencés à la fois sur l’alimentaire et la cosmétique», soutient la cofondatrice, ce qui représente environ 75% des produits offerts au pays.

L’application fonctionne également de façon collaborative. Si un produit ne figure pas dans la banque de données, l’utilisateur peut prendre une photo de son tableau nutritionnel qui sera ensuite analysé par des technologies de traitement de texte, puis évalué de façon stricte pour obtenir son score final. 

Changer sa recette  

«C’est une application qui est totalement indépendante. On ne reçoit aucune rémunération des marques ou des industriels», assure Mme Chapon. 

Le système de notation devient même une motivation pour les compagnies à lancer des produits qui soient favorables à la santé ou à réviser leur recette lorsqu’un article obtient un mauvais score. «Il y en a, comme Nestlé et Unilever par exemple, qui ont témoigné de la manière dont Yuka les pousse à améliorer leurs produits», dit-elle, tellement que les deux compagnies l’interpellent désormais avant même de lancer de nouveaux items sur le marché.

La cofondatrice de Yuka, Julie Chapon
Courtoisie Yuka
La cofondatrice de Yuka, Julie Chapon

Une vision verte  

Comme l’environnement est sur toutes les lèvres lorsqu’il est question d’alimentation, l’équipe de Yuka planche également à la création d’un score environnemental sur les produits alimentaires. «Ça devrait sortir d’ici deux ou trois mois. [...] L’idée c’est de pouvoir aussi analyser l’impact environnemental d’un produit alimentaire en regardant l’amont agricole (matières premières), la provenance et les emballages», affirme-t-elle.

Les utilisateurs auront ainsi toutes les raisons pour manger santé ET manger vert. L’app Yuka est offerte gratuitement sur Apple Store ou Google Play. 

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