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Canadien: la victoire avant Lafrenière pour Claude Julien

L'entraîneur-chef du CH n’acceptera jamais que son équipe lève le pied pour augmenter ses chances de repêcher un espoir de premier plan

Camp Canadiens
Photo d'archives, Martin Chevalier Claude Julien est formel, il sera derrière le banc du Canadien lorsque l’action reprendra dans la LNH.

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Claude Julien a assez d’expérience pour lire dans la tête des partisans du Canadien. Il sait que le rêve de repêcher Alexis Lafrenière avec le premier choix au total suscite plus les passions qu’une possible victoire contre les Penguins de Pittsburgh dans la série
3 de 5 lors au tour des qualifications.

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«C’est normal de penser ainsi, a répliqué Julien lors d’une généreuse entrevue téléphonique avec les médias montréalais, jeudi. Ça ne me pose pas problème. Je comprends ceux qui sont excités par cette chance. Mais si on perd le premier tour et qu’on n’a pas le premier choix, imaginez la réaction. On y va pour gagner.

«Des gens disent qu’on devrait perdre pour avoir des chances pour le premier choix, des chances pour un gars d’ici en Lafrenière. Croyez-moi, j’aimerais ajouter un joueur comme lui à notre équipe. Il n’y aurait toutefois aucune certitude de l’avoir advenant un revers [contre les Penguins)]. L’unique façon d’avancer, c’est de travailler fort et de se battre. Si on gagne, on s’améliore en tant qu’équipe. Et si ça ne fonctionne pas, on aura peut-être une chance de l’avoir. Je peux toutefois vous rappeler que les athlètes professionnels sont construits pour gagner. Il n’y a pas une seule raison dans le monde pour penser autrement.»

Grandir collectivement

La victoire, c’est le principal plan de Julien. Il bâtira son équipe au cours des prochains jours dans l’espoir d’éliminer la bande de Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Kristopher Letang.

«Les gars sont excités, ils n’ont pas joué depuis longtemps, a dit Julien. Il y a le repos, mais aussi le désir de recommencer à jouer. On n’a pas de boules de cristal, malheureusement. On a échangé de bons joueurs à la date limite des transactions. On aimerait encore miser sur eux, mais on ne pouvait pas prédire une telle chose. Ça va donner de l’expérience à des jeunes, encore plus que si on avait gardé les joueurs échangés. On a une bonne occasion de grandir en tant qu’équipe. La seule façon d’y arriver, c’est d’essayer de gagner et de voir où ça s’en va.»

Loterie spéciale

Le 26 juin, Bill Daly a présenté le carton d’une équipe fantôme pour le premier choix au repêchage. Julien a suivi cette loterie unique qui a couronné une équipe qui subira l’élimination lors du tour des qualifications.

Alexis Lafrenière
Photo Didier Debusschère
Alexis Lafrenière

«Ça rend les choses intéressantes, a dit l’entraîneur. Il y a plusieurs équipes qui se lèchent les babines, pour reprendre une expression. Pour les formations éliminées, on sait qu’il y aura une chance sur huit d’obtenir ce choix. Mais il y a encore plus de chances de ne pas obtenir ce choix (7 sur 8). Cette situation unique a fait jaser beaucoup de personnes. On n’avait pas vu ça depuis longtemps. Je dirais même qu’on n’avait jamais vu ça dans l’histoire de la Ligue nationale.»

Derrière le banc

Quand il y aura une entente entre la LNH et l’Association des joueurs pour la relance des phases 3 (camps) et 4 (retour des matchs) et le renouvellement de la convention collective, Julien retrouvera son poste d’entraîneur comme il le connaissait. Ou presque.

Il ne sera pas craintif pas à l’idée de se retrouver derrière le banc de son équipe.

«Mon niveau de confort est très bon, a-t-il expliqué. Je ne sais pas comment mes mots ont été tordus [entrevue avec Pierre Lebrun du site The Athletic]. Je ferai confiance à la LNH. Ils feront tout pour notre sécurité. Il y a aussi l’option de ne pas y aller, pour les joueurs ou les entraîneurs. Moi, j’ai l’intention à 100 % de revenir derrière le banc. J’ai totalement confiance. J’ai simplement dit que si je ne me sentais pas en sécurité à un moment donné, je me retirerais. Je ne vois toutefois pas cette situation arriver. La LNH testera les joueurs et les entraîneurs pratiquement sur une base quotidienne ou aux deux jours. Je fais confiance aux décisions de la LNH. Ils nous placeront dans une bulle pour notre sécurité.

«C’est juste ça que j’avais dit. C’était la vérité. Si je devais me sentir en danger, puisque j’ai 60 ans, c’est un âge plus délicat, je me retirerais. Ma vie et ma famille sont plus importantes que mon travail. Tout le monde dirait la même chose. Mais on parle d’un cas extrême et je ne vois pas ça arriver.»