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Pourront-ils jouer jusqu’au bout ?

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Photo AFP L’aréna des Oilers d’Edmonton pourrait accueillir le retour de la LNH.

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La Ligue nationale de hockey n’a pas confirmé que Toronto et Edmonton seraient les villes hôtes de son tournoi pour l’obtention de la coupe Stanley. Mais c’est tout comme, même si on entend qu’il reste plusieurs aspects à régler. Les États-Unis sont hors circuit avec la montée en flèche des cas de COVID-19 sur leur territoire.

Les chiffres disent que les provinces de l’Ontario et l’Alberta ont été frappées moins durement que le Québec par la pandémie jusqu’ici. L’Alberta totalise un peu plus de 8000 cas, comparativement à plus de 35 000 en Ontario et plus de 55 000 au Québec.

La situation s’est calmée chez nous et chez nos voisins ontariens, mais c’est loin d’être terminé. Le microbe maudit ne disparaîtra pas comme il est arrivé, comme le dit Donald Trump. 

Le spectre d’une deuxième vague est à craindre et tout le monde demeure à risque, y compris les athlètes de tous les niveaux.

Et la MLS qui est en Floride !

La LNH dénombrait 26 cas au début de la semaine. Au basketball, la NBA rapportait neuf nouveaux cas hier, ce qui porte le total à 25 depuis le 23 juin.

Au soccer, le FC Dallas est arrivé à Orlando samedi dernier, là où le tournoi de la MLS doit commencer bientôt. En l’espace de cinq jours, le nombre de joueurs infectés au sein de l’équipe est passé de deux à neuf.

On peut penser qu’il y a des membres du onze partant dans ce groupe. 

Comment se sentiront-ils une fois rétablis ? Seront-ils en mesure de fournir leur pleine mesure ?

Mais au départ, comment la MLS peut-elle penser jouer en Floride, où une augmentation de 10 000 cas a été enregistrée hier ?

Seulement 23 joueurs ?

Pour ce qui est de la LNH, on lit à gauche et à droite que les équipes pourront compter plus de joueurs que la limite habituelle de 23 dans leur formation. Ce serait logique, mais en date d’hier, la ligue n’avait pas émis d’information à cet effet.

J’ai communiqué par courriel avec Bill Daly, bras droit du commissaire Gary Bettman. Voici sa réponse : « Le nombre de joueurs que les organisations seront autorisées à amener sera celui que les équipes pourront utiliser en toutes circonstances. Nous n’envisageons pas ajouter des joueurs qui ne feraient pas partie de ces formations. »

Qu’arriverait-il si le nombre demeurait à 23 joueurs par équipe et qu’une éclosion éclatait pendant les séries ?

Les joueurs vont y goûter

On sait tous que les propriétaires et les joueurs sont motivés par des raisons financières. 

La ligue veut éviter d’avoir à rembourser les réseaux de télévision. Ses pertes sont évaluées à 1,1 milliard depuis la suspension de ses activités.

Les joueurs n’ont pas perdu trop d’argent jusqu’à maintenant. Mais avec le système de partage des revenus avec les propriétaires, ils savent qu’ils ne perdent rien pour attendre.

Des vrais champions ?

Enfin, si le tournoi se déroule sans anicroche, pourra-t-on qualifier les vainqueurs de véritables champions ?

Personnellement, mes sentiments sont partagés sur cette question. 

Lorsque les Devils du New Jersey ont remporté la coupe Stanley après un premier lock-out qui avait perturbé la première moitié de la saison 1994-1995, ils avaient été nombreux à minimiser leur championnat.

Dirigés par Jacques Lemaire, les Devils avaient terminé au cinquième rang dans l’Association de l’Est avec 52 points, soit 13 de moins que les Nordiques, qui s’étaient classés premiers.  

Les dissidents faisaient valoir que les Devils avaient gagné la coupe dans des circonstances inhabituelles. Plusieurs joueurs l’avaient eu sur le cœur.

Quand l’équipe a remporté sa deuxième coupe lors de la campagne 1999-2000, les joueurs qui étaient là en 1995 ont clamé qu’on ne pouvait rien leur enlever cette fois.

Personne n’avait rouspété lorsque les Blackhawks de Chicago l’avaient emporté après le deuxième lock-out, en 2012-2013. Les hommes de Joel Quenneville avaient terminé au sommet du classement général avec 77 points, ne subissant que sept défaites en 48 matchs.

Morale de l’histoire : que les Bruins gagnent cette année !