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Éclosion à l’hôpital de Saint-Jérôme: «il n’y a zéro surprise là-dedans»

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L’éclosion de cas des COVID-19 à l’hôpital de Saint-Jérôme n’a rien de surprenant pour le Dr François Marquis. 

• À lire aussi: Éclosion de COVID-19: 68 cas confirmés depuis le début juin à l'hôpital de Saint-Jérôme

«En fait, il n’y a zéro surprise là-dedans, c’est ce qu’on s’attend de voir, dit le chef de service des soins intensifs de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Il y a des endroits qui sont vulnérables aux éclosions, dont les hôpitaux.»

Le Dr Marquis précise par ailleurs qu’à l’heure actuelle, le travail consiste surtout à identifier ces endroits pour être en mesure de prendre des mesures adéquates rapidement.

«Je pense que l’hôpital a bien réagi en coupant les visites et en resserrant les mesures. Le but, c’est exactement ça. Dès qu’on identifie une zone, au lieu de reconfiner en bloc tout le Québec, on s’attarde sur la petite région qui va avoir un problème», dit-il.

Il prévient aussi qu’il risque d’y en avoir d’autres et que le cas de Saint-Jérôme est sans doute dans les premiers à survenir.

«[L’épidémie] est toujours présente, elle est contrôlée. Donc on a encore des nouveaux cas. Il n’y a personne qui s’attendait à ne pas avoir de nouveau cas, mais effectivement, ont est plus à une vitesse de croisière avec laquelle le Québec et son système de santé [sont] capables de faire face facilement», indique le docteur.

Un médicament pour bloquer la COVID?

La dexaméthasone, un médicament de la famille de la cortisone, peut être utile dans des cas sérieux de COVID-19, raconte par ailleurs le Dr François Marquis.

Le médicament est surtout utilisé pour des problèmes d’ORL ou des œdèmes cérébraux.

«Dans la COVID, une des parties du problème, c’est la réponse du corps à la COVID qui est démesurée et qui fait beaucoup d’inflammation. Donc le corps détruit une partie des tissus pulmonaires. Cette activation-là, on peut la bloquer avec la dexaméthasone», explique-t-il.

Il s’agit toutefois du plus puissant de la famille des corticostéroïdes, faisant en sorte que le Dr Marquis le déconseille dans des cas légers.

«Le problème, c’est que c’est extrêmement puissant et si on les donne à des cas trop légers, les effets secondaires vont être beaucoup plus importants que les effets bénéfiques», martèle le médecin.

Craignant des répercussions en raison du relâchement observé dans la société, le Dr François Marquis réitère que la chose qui fonctionne le mieux, c’est la prévention. 

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.