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Chronique Patrick Campeau 0704
Photo courtoisie David Lavictoire et Nicolas Bouthillette ont eu beaucoup de plaisir à retirer ces belles palettes des eaux du lac Giles.

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Ces combattantes endiablées cohabitent dans un nombre limité de plans d’eau de la Belle Province et on les retrouve chez très peu de pourvoyeurs.

La région de l’Outaouais a toujours été reconnue comme étant le paradis de l’achigan au Québec. Comme plusieurs d’entre vous, j’avais bien hâte de catapulter mes offrandes au beau milieu des structures de toutes sortes et de la végétation afin de capturer de belles grandes gueules. Je me suis donc récemment rendu à Point-Comfort, à la pourvoirie Mijocama. Cet endroit, situé à 3 h 30 de Montréal et à moins de 90 minutes de Gatineau, est réputé pour abriter une population soutenue.

Poissonneux

En seulement une journée de pêche au lac Giles, en compagnie de mon partenaire Luc Beauregard, nous avons déjoué et gracié 35 beaux spécimens, dont trois de plus de 1,5 kg. Plusieurs amateurs tentaient leur chance dans les eaux peu profondes. Pour notre part, nous ciblions davantage les billes de bois tombées en bordure des rives qui procurent de belles cachettes, ainsi que les escarpements primaires.

Les leurres les plus productifs ont été le Poct’it Craw monté à la Texane, le Mister Twister Flip’N Out jumelé à un Jungle Jig de Northland, le Hollow Body Craw LiveTarget et le Senkos. Nous les lancions à proximité des troncs d’arbres et des ramifications de branches gisant à l’eau ou des autres structures visibles. L’utilisation d’un bas en fluorocarbone de 15 livres de résistance, d’une longueur minimale d’un mètre, s’avère quasi essentielle, car les eaux du Giles sont translucides.

Une demi-douzaine de brochets en a profité pour intercepter nos offrandes au passage et ajouter un peu de piquant à notre partie de pêche.

Une belle relève

Lors de ma visite, j’ai rencontré quatre joyeux lurons de Gatineau qui se passionnent pour l’achigan à grande bouche. Nicolas Bouthillette aspire à faire des tournois de haut calibre et il est déjà inscrit dans un circuit régional. David Lavictoire pêche depuis plus de deux décennies. 

Ces deux jeunes hommes de 28 ans étaient accompagnés de leurs copains Jérémie Plouffe et d’une ancienne recrue des Alouettes de Montréal, Sébastien Chénier-Dionne. « Nous étions tous écœurés des restrictions reliées à la COVID. Dès que cela a été permis, nous avons réservé cette excursion. Il s’agit de notre quatrième séjour à cette pourvoirie », indiquait David.

« Nous pêchons souvent dans la rivière des Outaouais, les lacs McGregor, St-Pierre, Ste-Marie, d’Argile et [leur préféré] le réservoir du Poisson Blanc, dans le secteur de Notre-Dame-du-Laus. Nous venons au Mijocama, car la qualité de pêche est excellente, l’accueil est chaleureux et c’est un endroit idéal pour décrocher », confiait Nicolas Bouthillette. « Un autre facteur important pour notre groupe, ce sont les tarifs abordables. Nous demeurons dans un chalet très modique et très rustique, mais nous sommes confortables », ajoutait-il.

Lors de leur périple, ils ont intercepté une quarantaine de grandes gueules et exploitaient surtout des Senkos et des Comida montés en Texas rig, des petits vers Yum au Drop-Shot, des Freestyle Frog et des devons Big O et Shallow Rap. Ils se promettent de revenir tenter leur chance dès que possible.

Les installations

Sur place, on trouve neuf chalets cotés de deux à quatre étoiles, pouvant accueillir 2 à 20 personnes. Il y a même un camping de 25 places avec blocs sanitaires.

« Outre la pêche estivale ou hivernale à l’achigan, au brochet, à la mouchetée, à l’arc-en-ciel et à la perchaude, il est possible d’y pratiquer des activités nautiques comme le pédalo, le kayak, le canot, de la baignade, de faire de longues randonnées pédestres, à VTT ou à motoneige, de chasser l’ours, le chevreuil ou le petit gibier », ajoutait le propriétaire Jocelyn Vachon.

  • Si vous souhaitez retenir les services d’un guide, sachez que Maxime Paquette est disponible sur réservation, avec son embarcation. Pour obtenir de plus amples informations, composez le 819 449-8943 ou visitez le site mijocama.ca

Pour éviter des problèmes

Comme me le rappelait le gérant du service de Mercury Marine, Alain Bergeron, tous les propriétaires de véhicules saisonniers (VTT, VCC, motoneige, etc., et même pour des scies à chaîne ou des souffleuses à neige) auraient vraiment intérêt à acheter uniquement, en tout temps, de l’essence ne contenant aucun éthanol. 

M. Bergeron précisait que dans une voiture le carburant est continuellement renouvelé, plein après plein. 

Il n’a donc pas le temps de perdre certaines de ses propriétés. Si vous utilisez fréquemment vos équipements, vous consommez une bonne partie de l’essence contenue dans le réservoir. À l’opposé, selon le manuel d’utilisation de certains manufacturiers, là où la situation peut devenir problématique c’est lorsque le « gaz » vieillit ou demeure trop longtemps dans votre « tank.»

Traitement

Le spécialiste interrogé faisait référence, entre autres, aux pontons équipés de gros réservoirs dans lesquels l’essence séjourne pendant de trop longues périodes. Sachez qu’un traitement de carburant comme le Quickare pourrait vous sauver bien des tracas. Il n’y a habituellement pas de problème à changer un type de carburant pour un autre de meilleure qualité, même après plusieurs années d’utilisation.