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Jeux: faire sortir le mauvais

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De tous les types de jeux, il y a un genre qui est prisé par ceux qui l’aiment et qui est honni par ceux, parfois plus pacifistes, qui le détestent. Il s’agit du jeu d’affrontement.

Dans ce type de jeu, on s’attaque, on se fait des mauvais coups, on peut même s’acharner sur un joueur, seul ou en groupe. L’important est de le faire dans le plaisir et avec le sourire.

Vous avez été témoin de disputes légendaires en raison du Monopoly ou de Risk ? Ces jeux, et trop de gens qui y jouent, se prennent un peu trop au sérieux.

Nous vous proposons plutôt des jeux où le plaisir de s’attaquer est assumé et où il est amusant de se confronter, histoire de faire sortir un peu de mauvais sang sans qu’il y ait débordement.

King of Tokyo

Photo courtoisie
  • 2 à 6 joueurs
  • 8 ans +
  • 30 minutes

Tokyo est en péril, les monstres y déferlent et s’attaquent aux édifices. Qu’à cela ne tienne, comme ils sont nombreux, ils se tapent tous sur la gueule afin de devenir le roi de Tokyo.

Au début de son tour, un joueur lance six dés sur lesquels on retrouve six symboles différents : les chiffres 1, 2 et 3 qui correspondent à des points de victoire, de même que l’énergie, la guérison et l’attaque.

Le joueur peut lancer les dés jusqu’à trois fois pour avoir la combinaison qu’il estime être la meilleure. Il pourra ensuite utiliser ses dés pour gagner des points, soigner ses blessures, attaquer ses adversaires ou encore gagner de l’énergie qui pourra être échangée contre des cartes qui vont lui accorder des pouvoirs.

Détail intéressant, quand un joueur occupe Tokyo, ses attaques affectent tous les autres joueurs. Par contre, il est aussi l’ennemi à abattre et est la cible de nombreuses attaques. Après avoir subi des blessures, il pourra choisir de quitter la ville et sera remplacé par un autre joueur.

Le premier joueur à atteindre le total de 20 points l’emporte. Si vos vies sont épuisées, vous êtes éliminé. 

Il existe aussi une version Dark qui vient tout juste de paraître et qui est fort jolie visuellement, tout comme la version originale, cela dit. King of New York reprend aussi les mêmes mécaniques.

Arena for the Gods !

Photo courtoisie
  • 2 à 6 joueurs
  • 8 ans +
  • 30 minutes

Dans cette arène, les dieux s’affrontent dans des combats tactiques et sans merci. Qui sera le dieu le plus résistant ?

L’idée est simple. On a une arène qui rappelle celle du Colisée de Rome. Dans le livret de règles, on offre de nombreuses possibilités de disposition des éléments afin d’avoir des parties plus faciles ou plus difficiles, pour varier l’aspect tactique de même que la longueur du jeu.

En gros, chaque joueur incarne un dieu et avant que la partie ne commence, des cartes qui viennent armer chaque personnage sont mises aux enchères. Les joueurs doivent alors miser leurs points de vie, qui restent d’ailleurs secrètement cachés derrière un petit paravent.

Une fois tout le monde armé, la partie peut commencer et les affrontements seront presque immédiats.

Les joueurs vont lancer des dés pour déterminer comment ils pourront se déplacer et attaquer et vont pouvoir les attribuer à leurs cartes.

Toutefois, les attaques des adversaires vont vous faire perdre temporairement des dés et vous contraindre dans vos plans. Il faut donc choisir à qui on s’en prend et à quel endroit on se déplace pour ne pas se retrouver dans une situation où une simple poussée pourrait être fatale.

Le dernier joueur à encore avoir des points de vie est couronné gagnant.

Le jeu, joliment illustré, fait la part belle aux diverses mythologies du monde, comme les Grecs, les Romains, les Vikings et les Incas, notamment.

On se démêle rapidement dans les règles et même s’il est parfois nécessaire de retourner dans le livret au début, on s’en libère très rapidement pour une expérience de jeu très fluide.

Monolith Arena

Photo courtoisie
  • 2 à 4 joueurs
  • 10 ans +
  • 30-45 minutes

Celui-ci va plaire aux joueurs d’échecs. On se retrouve dans une très petite arène qui deviendra rapidement exiguë. On retrouve quatre factions qui sont très asymétriques. C’est-à-dire qu’elles ont des pouvoirs différents et que les tuiles hexagonales, sauf quelques doublons, sont toutes différentes.

Il est donc intéressant de devoir changer de stratégie selon la faction que l’on choisit en début de partie. 

À son tour, un joueur doit poser une tuile. Celle-ci servira à préparer une défense ou une attaque ou carrément à attaquer son adversaire. Le système de combat est intéressant parce que des niveaux de force sont attribués aux tuiles et qu’il faut tenir compte de plusieurs paramètres, comme la ligne de vue si deux tuiles sont à distance l’une de l’autre. 

Il y a aussi des chaînages qui sont possibles entre certaines tuiles pour en augmenter l’efficacité.

De plus, il y a de l’évolution dans le jeu puisqu’après avoir appris à connaître l’environnement, il sera possible d’ajouter les monolithes au quartier général, la tuile hexagonale maîtresse des joueurs.

Il s’agit de pièces qui s’empilent et sur lesquelles on place des tuiles qui sont cachées des autres joueurs. Ainsi, perdre un étage de son monolithe peut finalement donner de la force plutôt que de le fragiliser.

Tout semble un peu compliqué, mais soyez rassurés, c’est plutôt simple une fois qu’on a bien saisi le concept.