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Les mariés de la pandémie: se dire «OUI» sur une île au temps du coronavirus

Des amoureux de Lanaudière ont dû limiter le nombre d’invités

Dossier mariages
Photo courtoisie, Jessica Samyn Julie Bradette et Olivier Bonenfant ont uni leur destinée le 9 mai sur une île à L’Épiphanie, dans Lanaudière.

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Un couple a uni sa destinée à huis clos sur une île de Lanaudière en pleine pandémie le 9 mai dernier, alors que la mariée a failli perdre la vie quelques mois plus tôt.

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Le propriétaire d’une petite île logeant une maison de pierres à L’Épiphanie a prêté l’endroit à Julie Bradette, 39 ans et Olivier Bonenfant, 33 ans, afin qu’ils puissent célébrer leur mariage.

« On voulait trouver un emplacement où il n’y aurait pas de curieux qui viendraient nous achaler », a expliqué Julie Bradette pour qui la date du 9 mai était significative parce qu’elle coïncidait avec le 5e anniversaire de vie du couple.

Le père du marié et la mère de la mariée comme témoins, une célébrante, le fils de 13 ans de Julie né d’une union précédente, la fille de 3 ans du couple, une photographe et une vidéaste étaient les personnes présentes.

« La célébrante est une amie qui nous a fait nous rencontrer et on a changé les témoins parce qu’on voulait avoir nos parents en limitant le nombre de personnes », a ajouté la mariée qui a pris les mesures nécessaires avec la police et la Ville afin de faire les choses en règle en temps de confinement.

« On ne voulait pas non plus avoir une contravention de 4000 $ à notre mariage », a ajouté celle qui exerce le métier d’agente d’assurances.

Pour la protection familiale

Julie Bradette souffre d’une maladie pulmonaire chronique et elle a dû se faire opérer d’urgence en décembre pour se faire enlever un lobe du poumon droit.

« J’ai passé par un épisode où j’aurais pu y rester, a raconté celle qui a été hospitalisée durant trois mois. La COVID est une menace pour moi et on a décidé de se marier tout de suite pour des fins de protection familiale si le pire arrivait. »

Mme Bradette a expliqué que ce ne sont pas les mêmes règles qui s’appliquent lorsqu’on est conjoint de fait.

« C’est plus compliqué, il peut notamment y avoir des REER qui sont retournés au gouvernement, a-t-elle mentionné. Et si on est mariés, le conjoint survivant hérite du fonds de pension. »

Aussi pour les bonnes raisons

Olivier Bonenfant a de son côté rappelé que le couple s’est aussi marié pour les bonnes raisons.

« Je suis bien content de l’avoir fait même si ce n’est pas un mariage comme tout le monde, a-t-il dit. On venait de vivre le pire, on était dû pour le meilleur. »

La célébration aura donc duré environ une heure en plein après-midi. « Je pouvais embrasser la mariée et prendre les enfants, mais on ne pouvait pas se prendre dans nos bras avec les autres, a-t-il ajouté. On va se reprendre l’an prochain. »

Le couple renouvellera en effet ses vœux l’été prochain dans le cadre d’un mariage civil.

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