/news/coronavirus
Navigation

Dernière mise à jour :

Suivez les derniers développements
Voir les derniers chiffres >

Québec

Nombre de cas

Canada

Nombre de cas

Monde

Nombre de cas

Décès

Une «marche de compassion» qui rapporte plus de 135 000$

Pendant 20 jours, neuf sœurs ont marché autour du monastère durant une heure

Une «marche de compassion» qui rapporte plus de 135 000$
Photo Pascal Huot

Coup d'oeil sur cet article

Si leur âge avancé les a empêchées d’accomplir leur vocation de soignantes en pleine pandémie, les Augustines ont néanmoins contribué : leur « marche de compassion » sur 20 jours s’est soldée par la récolte de plus de 135 000 $ et d’un soutien de taille en Régis Labeaume.

Une dizaine de sœurs de l’historique congrégation de Québec s’était engagée dans ce défi dans le but d’amasser des fonds pour le programme de répit et de ressourcement du monastère, qui vient en aide aux proches aidants et au personnel soignant.

Chaque jour, elles ont pris le départ sur le coup de 11 h à partir de la croix érigée dans leurs jardins, marchant pendant une heure jusqu’à ce que retentisse le clocher du monastère. Les sœurs, qui sont âgées en moyenne de 80 ans, ont ainsi procédé malgré le soleil de plomb, la pluie et les vents, à défaut de pouvoir prêter main-forte sur le terrain. 

« On avait un petit regret de ne pas être dans l’action, confie sœur Lise Tanguay. C’est difficile de rester dans l’inaction. Infirmière un jour, infirmière toujours ! »

« Des sœurs de 87 et 88 ans... elles n’ont pas manqué une journée. Une journée de pluie, il fallait les voir. Elles protégeaient leur marchette avec un plastique et ça roulait ! » raconte-t-elle. 

Un objectif de 100 000 $ à récolter auprès du public a d’abord été fixé par les organisatrices. « On s’est dit : “Mon Dieu, c’est haut, 100 000 $” », raconte, sourire en coin, sœur Lise, la supérieure générale de la Fondation du monastère des Augustines. Dès la onzième journée, ce montant était atteint et les sous continuent d’affluer. La cagnotte s’élevait à plus de 135 000 $ samedi.

Partisan de premier plan

La vingtième et dernière marche s’est déroulée sous un ciel radieux, samedi, avec un nouveau marcheur dans les rangs : le maire de Québec, Régis Labeaume. Il en a profité pour chanter les louanges du programme de répit, dont les bénéficiaires vivent une réalité similaire à celle qu’il a vécue dans les neuf derniers mois comme proche aidant de son père.

Le maire Régis Labeaume s’est joint aux neuf sœurs pour leur dernier jour de marche, samedi. Le maire de Québec en a profité pour louanger le travail que font les Augustines et s’est engagé à promouvoir leur cause.
Photo Pascal Huot
Le maire Régis Labeaume s’est joint aux neuf sœurs pour leur dernier jour de marche, samedi. Le maire de Québec en a profité pour louanger le travail que font les Augustines et s’est engagé à promouvoir leur cause.

« Être malade, c’est difficile. Mais c’est encore plus difficile et cher quand vous habitez loin. [...] Je pensais à ceux qui vivent [en région] et qui ne veulent pas laisser leur conjoint ou leur père mourir seuls, car c’est ingrat. Ça défait une vie et c’est ruinant », insiste le maire de Québec, qui s’est ouvert publiquement pour la première fois sur le décès de son paternel, à l’exception d’un vibrant hommage poétique sur les réseaux sociaux.

Maurice Labeaume a poussé son dernier souffle le 26 juin à l’Hôtel-Dieu de Québec, son avis de décès enjoignant d’ailleurs au public de faire un don au monastère des Augustines.

« Ça apaise l’âme un peu »

« Ce que font les Augustines, c’est qu’elles logent ces gens-là en plus de les soigner. [...] C’est majeur, l’idée d’être logé et nourri quand tu vis ça. Ça apaise l’âme un peu », souligne le maire.

Maintenant qu’il a vécu la réalité de proche aidant, le maire de Québec en ressort la vision métamorphosée. « Je sais qu’à l’avenir, je vais donner aux Augustines », jure M. Labeaume.

« Cette cause, on la connaît moins jusqu’à tant que ça nous rattrape, remarque-t-il. Les gouvernants, quand ils vont le vivre de proche, ça va les réveiller. Pour moi, c’est ce qui vient d’arriver. »

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.