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Une amoureuse des chevaux périt en frappant un orignal

La jeune femme responsable venait d’obtenir son permis de conduire

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Photo Facebook, Shanny Turgeon Alysson Beaudoin, décédée après un accident d’auto jeudi dernier à Saint-Romain, en Estrie, adorait la compagnie des animaux.

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Des proches d’une jeune femme de 18 ans décédée jeudi dernier quand son véhicule a heurté un orignal pendant la nuit lancent un cri du cœur et espèrent sensibiliser la population à redoubler de prudence sur les routes.

« C’est important de faire attention les soirs et de ralentir lorsqu’on circule près des endroits boisés », rappelle Cheryl Donis, encore ébranlée par le décès de son amie Alysson Beaudoin.

La jeune femme de 18 ans a perdu la vie un peu avant minuit jeudi sur la route 108, à Saint-Romain, en Estrie, lors d’une collision avec un orignal. 

Vraissemblablement surprise par l’animal en pleine noirceur, elle n’a eu aucune chance. Les secours ont dû utiliser la pince de désincarcération pour extirper le corps de la jeune femme qui venait tout juste de terminer son quart de travail. 

« Il faut que les jeunes fassent plus attention sur les routes lorsqu’ils se promènent la nuit », corrobore Christian Bouffard, le copropriétaire de la Ferme du Cabouron, où la victime travaillait depuis environ cinq semaines.

Pleine de vie

« Elle faisait la traite des animaux et avait inscrit sur sa feuille de temps qu’elle avait fini à 23 h 30. Les policiers sont venus frapper à notre porte quelques heures plus tard pour nous dire qu’elle avait eu un accident », confie avec émotion M. Bouffard.

Alysson Beaudoin avait célébré son 18e anniversaire à la fin mai et avait obtenu son permis de conduire le printemps dernier. Ses proches assurent qu’elle n’aimait pas faire la fête malgré son jeune âge. 

« Elle était à son affaire et s’était procuré une voiture afin de répondre à ses obligations professionnelles », fait savoir M. Bouffard.

« Elle était un rayon de soleil et toujours heureuse de te voir », ajoute Audrey Paquette.

Proprio d’une écurie

Même si elle demeurait à Lac-Mégantic, elle avait acheté une écurie avec sa mère, dans son patelin, en Outaouais.

« Elle était très active dans le monde équestre et il lui arrivait de travailler pour plusieurs écuries à la fois, souligne son amie Sophie Lemieux. C’était une boule de joie de vivre et appréciée de tous. Ce qui lui est arrivé est une véritable tragédie et elle va laisser un grand vide ».