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Le grand relâchement

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Pendant que le Québec vit une « période charnière » dans la lutte contre le coronavirus, où la vigilance est de mise, force est de constater qu’un peu partout, c’est plutôt le grand relâchement qui s’opère.

Le décalage entre les consignes et leur application réelle est frappant, depuis le début de l’été, et va croissant.

Nombreux sont ceux qui en témoignent, et s’en inquiètent.

Il suffit de sortir au restaurant, de visiter une épicerie, une pharmacie ou un commerce quelconque. La vigilance extrême qui était de mise, ce printemps, a cédé le pas à la nonchalance, voire à la négligence.

Vigilance à plat

Très peu de gens portent le masque et respectent les règles de distanciation. Les flèches ont disparu à plusieurs endroits. À l’entrée de trop de commerces, la désinfection s’avère désormais aléatoire.

Toutefois, la dernière chose que l’on souhaite, c’est de retourner à la case départ à l’automne, celle du grand confinement. Le virus est encore actif, et même en recrudescence dans de nombreux pays où il a fait des ravages avant chez nous.

Soif de vivre

À ceux qui voient dans la situation actuelle la disparition des cinémas et de nombreuses activités sociales, ce grand relâchement indique par ailleurs tout le contraire. Privés de ce qui constitue l’essence de leurs existences, les Québécois ont soif de vivre. Ça se comprend.

Aussi dès qu’un vaccin ou un médicament aura raison de ce virus, ou permettra d’en contrôler les symptômes, nous serons nombreux à nous ruer vers les cinémas, salles de spectacles, arénas et restaurants. Nous serons aussi plusieurs à nous précipiter pour réserver un voyage.

Les projets, tout comme la famille et les amis, c’est ça après tout, la vie. Mais restons prudents, justement, pour faire en sorte qu’en attendant, la vie triomphe en ces temps de pandémie.