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Populaire pumptrack

Pumptrack
Photo courtoisie Le centre de vélo de montagne les Sentiers du Moulin à Lac-Beauport inaugure cet été sa toute nouvelle pumptrack asphaltée.

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Le centre de vélo de montagne les Sentiers du Moulin à Lac-Beauport inaugure cet été sa toute nouvelle « pumptrack » asphaltée. Le Journal a saisi l’occasion d’en connaître davantage sur cet équipement qui connaît une hausse de popularité, en posant cinq questions à Serge Veuthey, directeur technique de Velosolutions Canada, l’entreprise qui a réalisé ce parcours en circuit fermé jonché de bosses et de virages.

1. Qu’est-ce qu’une pumptrack ?

« Une pumptrack est une piste faite d’une succession de bosses et de virages qu’il faut enchaîner pour se déplacer et prendre de la vitesse, plus on va vite, plus on peut monter haut dans les virages et sauter de bosse en bosse. L’exercice est bon pour le développement du pilotage du vélo, c’est un exercice très cardio, il est très difficile d’enchaîner les tours. C’est aussi pour cette raison que la pumptrack peut contenter beaucoup de monde en même temps. »

2. À qui elle s’adresse ?

« À tout le monde, des enfants en vélo trotteur, aux pros. Les utilisateurs peuvent rouler la pumptrack à leur manière, soit dans le bas puisque c’est plus facile, et les pros peuvent se donner le défi de rouler dans le haut des courbes ce qui rend l’exercice plus difficile. Un débutant aura à relever des défis pour trouver le rythme, pour avancer et pour accélérer simplement en pompant. Plus il progressera, plus il ira vite et plus il pourra tenter de sauter de bosse en bosse (doubler dans le jargon). On peut s’y amuser simplement, s’y entraîner, s’y donner des défis, etc. C’est vraiment un sport pour tout le monde. »

3. Quels types de vélos et autres moyens de locomotion peuvent être utilisés sur une pumptrack et quels équipements de sécurité sont requis ?

« Les vélos de tout type, au skateboard, aux patins à roues alignées. Une même infrastructure peut contenter tout le monde. Évidemment, pour la sécurité, le casque est obligatoire et les pads de coudes et genoux sont conseillés. »

4. En asphalte, en poussière de granit ou en terre battue, quelles sont les différences pour les usagers ?

« En asphalte, les formes restent les mêmes d’année en année, il n’y a pas d’usure. L’asphalte est très résistant et a une bonne adhérence. Avec de l’asphalte, les amateurs de skate ou d’autres sports à roulettes peuvent pratiquer eux aussi leur sport favori, ce qui n’est pas le cas avec des pumptracks en terre ou en poussière de pierre. »

5. Comment expliquer la popularité grandissante de ces parcours ?

« La popularité vient du fait que la pumptrack est ouverte à tous. Des personnes bien différentes provenant de tous les milieux et représentant toutes les générations se côtoient autour de la même infrastructure. Ils s’observent, en profitent pour apprendre les uns des autres. La pumptrack est multigénérationnelle : un papa et son enfant peuvent jouer ensemble par exemple. Finalement, la pumptrack est un lieu de rassemblement unique. » 

La pumptrack des Sentiers du Moulin en chiffres

  • 820 : Le nombre de mètres carrés qu’occupe le parcours en circuit fermé
  • 390 : Sa surface asphaltée en mètres carrés
  • 129 : Le nombre de mètres de longueur qu’aurait la pumptrack si on la déroulait pour créer une piste bien droite
  • 23 : Le nombre de bosses qu’elle contient
  • 180 : La piste propose deux virages à 180 degrés et un double virage de 180 degrés