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La tordeuse des bourgeons de l’épinette de retour

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La tordeuse des bourgeons de l’épinette est de retour en force dans plusieurs régions du Québec.

La superficie touchée l’an dernier a atteint 9,6 millions d’hectares au Québec, une hausse de 20% par rapport à l’année précédente. Des chercheurs suivent de près cette épidémie qui a commencé sur la Côte-Nord en 2005.

«Habituellement, une épidémie dure une quinzaine d’années sur un même territoire», a indiqué Yan Boulanger, chercheur en écologie forestière chez Ressources naturelles Canada. «Donc, on commence à voir, depuis quelques années, de la mortalité chez le sapin, entre autres. On pourrait s’attendre à ce que, dans les prochaines années, il y ait une certaine diminution de l’épidémie, mais ça reste difficile à prévoir.»

Les températures relativement chaudes enregistrées depuis quelques semaines ont accéléré le développement de la tordeuse des bourgeons de l’épinette. La transformation de la chenille en papillon devrait donc survenir plus tôt cette année.

«Par conséquent, on pourrait s’attendre à ce que, dans les prochains jours, on observe déjà certains papillons voler dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, même que c’est commencé à certains endroits, et, sur la Côte-Nord, ça ne devrait pas tarder, en avance de 10 jours par rapport à l’année précédente», a observé M. Boulanger.

La dispersion des papillons, un phénomène parfois impressionnant, peut être suivie par les radars météorologiques. Celui de Val-d’Irène, au Bas-Saint-Laurent, n’est toutefois pas en service cet été pour une mise à niveau. Si l’acquisition de données ne peut pas se faire cette année avec cet outil, une technologie plus récente permettra à l’avenir de collecter des informations plus précises sur les populations de tordeuses en déplacement dans l’est du Québec.