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Sucré Salé: Simon Boulerice à la conquête d’un nouveau public

Sucré Salé: Simon Boulerice à la conquête d’un nouveau public
PHOTO COURTOISIE/Camille Tellier

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MONTRÉAL – Grande vedette des milieux théâtral et littéraire, Simon Boulerice renoue avec ses aspirations de petit garçon jadis inspiré par le magazine culturel Flash, en devenant reporter à Sucré Salé cet été. Et il se réjouit de pouvoir ainsi exhiber de nouvelles facettes de sa personnalité. 

Élitiste, Simon Boulerice? Que non! Nous n’avons même pas besoin de poser la question que le prolifique auteur, qui a déjà publié une cinquantaine d’ouvrages dans sa jeune carrière (romans, théâtre, poésie, essais, bandes dessinées, nouvelles, jeunesse, textes pour la télévision), se lance dans un éloge sincère de la culture grand public. Oui, il apprécie les œuvres «pointues», affirme-t-il, mais il ne renie absolument pas ses racines populaires.

«Je suis un garçon infiniment curieux, je m’intéresse à des choses variées et j’aime embrasser large. Je suis issu de Saint-Rémi, une petite ville en Montérégie, et j’ai grandi dans le club vidéo de mes parents. J’ai beaucoup connu la fiction par la télévision et le cinéma. À Saint-Rémi, il n’y avait pas beaucoup de cinéma de répertoire. Je sais que je suis plus associé à Télé-Québec depuis quelques années, mais je suis heureux d’entrer à TVA, parce que je veux m’adresser au plus grand nombre de gens possible. Quand l’audition pour Sucré Salé s’est présentée, j’y suis allé avec grand plaisir», résume Simon, toujours volubile.

Spontanéité

C’est en effet à la plume de Boulerice qu’on doit le «coming out» de Madame Coucou dans Passe-Partout. L’artiste de 38 ans est l’un des collaborateurs de Marc Labrèche à l’émission Cette année-là, assurée d’un retour à l’automne, et a jadis chroniqué à Formule Diaz.

Le tournage de Six degrés, la première série jeunesse signée de sa griffe et articulée autour de la réalité d’un adolescent malvoyant (interprété par Noah Parker), a été interrompu en raison de la pandémie, mais la fiction devrait éventuellement aboutir sur les plateformes d’ICI Radio-Canada. Entre-temps, le créateur s’affaire déjà à pondre une deuxième saison.

À Sucré Salé, Simon Boulerice mise sur sa spontanéité et sa curiosité naturelles pour installer une complicité avec les personnalités qu’il rencontre.

«Je suis quelqu’un de très scolaire, qui se prépare beaucoup, et quand la caméra s’allume, j’ai un élan qui est très sincère. Je suis toujours partant! J’ai le rire facile, je suis fondamentalement de bonne humeur et très curieux. Je veux apprendre à connaître l’autre par des trucs un peu étonnants. Je fais la même chose quand je crée mes personnages. Je veux créer un lien avec les artistes en trouvant ce qui les rend uniques.»

«Grève des câlins»

Autre projet qui tient à cœur à Simon Boulerice: la publication, sous forme de bouquin, de son texte La grève des câlins. Entendu pour la première fois à l’émission spéciale Une chance qu’on s’a, le 10 mai, lorsque lu de la bouche de personnalités comme Bianca Gervais et Gregory Charles, le conte raconte l’histoire de grands-parents et de jeunes enfants douloureusement séparés en raison d’un dangereux virus.

Mise en images par le comédien et illustrateur Francis William Rhéaume, la fable paraîtra aux Éditions de la Bagnole en août, à prix modique, et un pourcentage des recettes des ventes sera versé à la recherche contre la COVID-19.

«Beaucoup de grands-parents m’ont écrit sur les réseaux sociaux pour savoir quand mon texte allait sortir, parce qu’ils voulaient le lire à leurs petits-enfants. J’ai l’impression que ce livre-là peut vraiment faire œuvre utile présentement. Je pense que plusieurs familles sont en manque de contacts; Zoom, ça ne remplace pas tout, dans la vie! Ce que j’ai eu comme retour, c’est que cette histoire a fait beaucoup de bien», souligne Simon Boulerice, dont le prochain roman, un récit de trois souvenirs d’enfance relatés sous forme d’autofiction, intitulé Pleurer au fond des mascottes, devrait paraître à l’automne. 

  • Sucré Salé, du lundi au vendredi, 18h30 et 22h35, à TVA.