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Tests finaux d’un remède contre la COVID-19

Des anticorps inoculés à des milliers de personnes

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La compagnie pharmaceutique américaine Regeneron a annoncé, lundi, qu’elle entame la phase la plus avancée des essais cliniques pour son cocktail d’anticorps antiviraux destiné à combattre la COVID-19.

L’étude de phase 3 vise à tester la capacité du médicament appelé REGN-COV2 à prévenir une infection chez les personnes qui n’ont pas la COVID-19, mais qui sont à risque de l’attraper parce qu’elles ont eu des contacts rapprochés avec quelqu’un qui en est atteint.

L’entreprise évoque, par exemple, le cas d’individus qui partagent leur toit avec une personne qui a contracté le virus.

L’objectif est de recruter 2000 volontaires, à travers 100 sites aux États-Unis, a dévoilé l’entreprise dans un communiqué.

Prévenir et traiter

Regeneron prétend que son REGN-COV2, qui prend la forme d’une injection, mais qui n’est pas un vaccin, serait en mesure aussi bien de prévenir que de traiter une infection.

Ainsi, la compagnie annonce que sa substance fera aussi l’objet d’essais cliniques de phase 2 et de phase 3 sur des individus qui souffrent de la maladie.

Pour ces essais, il est question de recruter environ 1850 patients hospitalisés pour la COVID-19 et quelque 1050 personnes infectées, mais qui ne sont pas hospitalisées, à 150 endroits aux États-Unis, au Brésil, au Mexique et au Chili. Les premiers résultats sont attendus « plus tard cet été ».

Disponibilité

Regeneron dispose d’une technologie propriétaire qui lui permet de générer « rapidement et efficacement » des anticorps humains à partir de souris génétiquement modifiées et de sérum d’humains convalescents.

Cette technologie lui a permis d’évaluer des milliers d’anticorps différents et d’en sélectionner deux qui semblaient être les plus prometteurs pour s’attaquer au SARS-CoV-2, le virus qui cause la COVID-19. Ce sont eux qui se retrouvent dans le traitement.

Les anticorps, qui participent à la défense immunitaire de l’organisme, sont sécrétés naturellement quand le corps rencontre un virus pour la première fois ou si on lui inocule un vaccin.

Une médication à base d’anticorps fournit une immunité dite « passive » aux individus qui n’ont pas combattu l’infection et qui n’en possèdent donc pas. Cette protection est immédiate, mais moins durable que celle que procure un vaccin. 

En revanche, Regeneron soutient que les anticorps peuvent « traiter une infection existante, contrairement aux vaccins qui ne peuvent être utilisés que préventivement ». L’entreprise avance aussi que son cocktail d’anticorps « pourrait être disponible bien avant un vaccin ».

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.