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Le port du masque obligatoire «très sérieusement» envisagé

Horacio Arruda évalue l’option, tandis que des gens manifestent à Saint-Jérôme

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Malgré la grogne affichée par des récalcitrants, la santé publique étudie « très sérieusement » le port du masque obligatoire dans les espaces publics intérieurs de la province, a fait savoir mardi le Dr Horacio Arruda.

Quelques dizaines de personnes ont manifesté mardi contre le confinement et le port du masque en marge du point de presse du premier ministre du Québec, François Legault, au Théâtre Gilles-Vigneault de Saint-Jérôme, sur la Rive-Nord de Montréal.
Photo Cédérick Caron
Quelques dizaines de personnes ont manifesté mardi contre le confinement et le port du masque en marge du point de presse du premier ministre du Québec, François Legault, au Théâtre Gilles-Vigneault de Saint-Jérôme, sur la Rive-Nord de Montréal.

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« On a des discussions très intenses à ce sujet avec le cabinet du premier ministre », a soulevé le directeur national de la santé publique, lors de son passage à Joliette, dans Lanaudière. 

M. Arruda s’est dit « préoccupé par les relâchements » observés dans les derniers jours, en faisant entre autres référence aux événements survenus en Montérégie.

« On a toujours voulu avoir une approche par étape et faire confiance à la population. Mais je dois avouer que ce que je vois comme comportements généralisés... les gens ont oublié [la présence du virus]. On va avoir à se poser de sérieuses questions », a-t-il ajouté. 

  • Horacio Arruda a commenté le dossier au micro de Pierre Nantel, sur QUB Radio:

Des soirées privées tenues le week-end dernier sont à la source d’éclosions au bar Mile Public House du Quartier DIX30, à Brossard, ce qui a suscité l’ire de la santé publique.

Photo Cédérick Caron

« Ces relâchements peuvent être la genèse d’une flambée des cas. Les partys qui se font avec 40-50 personnes génèrent de plus en plus de contacts étroits et de cas. On n’est pas revenus à l’ère pré-COVID-19. Je sais que je suis rabat-joie », a averti le Dr Arruda.

Des mécontents

Ironiquement, au même moment mardi, une cinquantaine de manifestants attendaient le premier ministre François Legault à son arrivée au Théâtre Gilles-Vigneault, à Saint-Jérôme, sur la Rive-Nord de Montréal.

« C’est une crise sanitaire imaginaire » ; « des gens malades, il y en a très peu » ; « on ne veut pas être obligé de se faire vacciner » ; « je ne veux pas que ma fille aille à l’école avec un masque », criaient certains alors que d’autres demandaient la tête du directeur de la santé publique.

« Il y a des personnes qui disent : “Ça n’existe pas, le virus”. Je ne peux pas être d’accord avec eux », a réagi M. Legault.

« Mais il y en a d’autres qui souhaitent qu’on tienne compte de la balance des inconvénients. [...] Là où je rejoins ces personnes-là, c’est qu’on ne peut pas seulement regarder du côté de la santé. Il faut aussi regarder du côté de la vie », a poursuivi le premier ministre.

Legault ouvert

Il se dit ouvert à l’idée d’étendre l’obligation du port du masque dans les lieux publics intérieurs au-delà de la ville de Montréal, mais il estime qu’il faut y aller par étape.

Il a ajouté avoir appris en même temps que tout le monde que la métropole allait rendre le masque obligatoire dans les lieux publics intérieurs à partir du 27 juillet. 

Bien qu’il ne soit pas contre l’idée, il entend discuter avec la mairesse Valérie Plante de la façon dont le règlement sera appliqué.


Québec a annoncé mardi 13 nouveaux décès liés à la COVID-19 et 60 cas confirmés, pour des totaux de 5590 morts et 55 997 infections.