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Les chaussées ont été préservées ce printemps en raison de la COVID-19

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Même si certains camions ont pu transporter des marchandises plus lourdes durant la période de dégel en raison de la pandémie, les chaussées du Québec ont été préservées en raison du ralentissement des activités économiques.

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Chaque printemps, Québec impose une réduction de charge aux entreprises de transport routier pour protéger la chaussée en période de dégel. 

Permission spéciale

Cette année, en raison de la COVID-19, cette imposition a été suspendue par décret gouvernemental pour les services essentiels.

La permission touchait uniquement les denrées alimentaires, le matériel sanitaire et médical, les produits pharmaceutiques ainsi que les produits nécessaires à la production des denrées alimentaires.

La permission spéciale devait aider le secteur du transport, qui était frappé par un manque de main-d’œuvre, en raison des règles de confinement.

« C’était très ciblé. C’était la santé et l’alimentation. Il n’y avait rien d’autre », précise Marc Cadieux, président et directeur général de l’Association du camionnage du Québec, ajoutant qu’il ne s’agit pas de secteurs qui sont habituellement en surcharge.

« On ne parle pas de matériaux de construction et de blocs de béton. »

De plus, la mise sur pause d’une bonne partie de l’économie a considérablement réduit la circulation des poids lourds.

« Il y a eu une très forte diminution, indique-t-il. Il y en a beaucoup qui ont souffert. »

Même son de cloche à la direction générale de Contrôle routier Québec.

« Il n’y a pas eu beaucoup d’activités. Durant le dégel, il y a beaucoup de transporteurs qui ne circulaient plus », indique le directeur général du soutien aux opérations, Claude Pigeon, affirmant que le décret gouvernemental n’a pas vraiment d’impact sur la dégradation des routes.

Lente reprise

Par ailleurs, l’industrie du camionnage est encore au ralenti, souligne M. Cadieux, de l’Association du camionnage.

« Il y a encore des secteurs qui sont au ralenti. Un transporteur qui me dit qu’il est au-dessus de 50 % de son activité, il est quand même de bonne humeur. C’est long avant que l’industrie reprenne sa vitesse de croisière. »