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Ligue canadienne de football: une lueur d’espoir subsiste

Les négociations visant à sauver la saison sont en marche entre les joueurs et les propriétaires

SPO-ALOUETTES DE MONTREAL VS ROUGHRIDERS DE LA SASKATCHEWAN
Photo d’archives Le quart Vernon Adams, des Alouettes, peut encore espérer jouer en 2020.

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Les négociations entre les joueurs et les propriétaires de la Ligue canadienne de football ont repris au cours des derniers jours. Les deux parties se sont donné jusqu’à la fin du mois pour signer une nouvelle convention collective qui inclurait le sauvetage de la saison 2020. 

Selon nos informations, les deux parties sont engagées dans un blitz de discussions jusqu’au 23 juillet. Si tout se déroule bien, les pourparlers se poursuivront au-delà de cette date.

Pour le moment, le climat serait positif à la table des négociations. Les propriétaires et les joueurs sont disposés à conclure un pacte pour sauver la campagne qui devait commencer le 11 juin. 

La date du 1er septembre pour le début du calendrier régulier de huit rencontres est encore sur la table. Par contre, les propriétaires et les joueurs doivent s’entendre d’ici la fin de juillet. C’est impératif. 

Sinon, le tout serait déplacé au 1er octobre avec une saison potentielle de six matchs. À ce point, l’option d’annuler la campagne 2020 reviendrait sur le tapis même si elle pourrait être dommageable pour l’avenir de la LCF. 

Sur le plan salarial, les joueurs seraient payés selon le nombre de matchs disputés. C’est pour cette raison qu’ils voudront obtenir le plus grand nombre de rencontres possibles pour la saison 2020 dans leur entente avec la LCF. 

Plusieurs ont vécu des moments difficiles dans les derniers mois alors qu’ils n’ont pas reçu un sou de leur formation. Ils ont eu besoin de se dénicher un boulot d’appoint pour subvenir aux besoins de leurs familles. 

Tensions

Ce n’est pas l’amour fou entre les joueurs et le commissaire du circuit, Randy Ambrosie, depuis le début de la crise. Celui-ci a essuyé plusieurs critiques sur la place publique pour son manque de transparence. 

Ainsi, les joueurs avaient été informés des plans d’Ambrosie en même temps que le grand public. Une stratégie qui avait suscité de la frustration et de l’incompréhension chez ceux qui sont responsables du spectacle sur le terrain.

De l’eau dans son vin

Il faut croire que le commissaire a mis de l’eau dans son vin avec le retour des négociations. Toutefois, il a fait signer une lettre de confidentialité à tous les acteurs impliqués de près ou de loin dans les négociations actuelles. 

Par contre, on a été en mesure d’apprendre quelques détails sur le retour au jeu. Tous les joueurs américains devraient se soumettre à une quarantaine de 14 jours en arrivant au Canada. Ils seraient testés une première fois. Par la suite, ils seraient possiblement testés toutes les 48 heures. 

La ville de Winnipeg est favorite pour accueillir tous les matchs à huis clos de la saison régulière 2020. 

Les équipes devraient réduire le nombre de joueurs sur leurs listes en prévision de leurs camps d’entraînement. Elles pourraient passer de 90 à 75 en raison des circonstances actuelles. 

Signe encourageant

Le 30 mars, deux semaines après le début de la crise de la COVID-19 au Québec, les Alouettes ont annoncé la mise à pied temporaire de 23 employés. 

Dans les derniers jours, six d’entre eux sont revenus au boulot afin de préparer la saison 2020-2021. Une bonne nouvelle dans les circonstances. Ils pourront également développer des projets qui traînaient sur leur bureau depuis un certain temps. 

D’ailleurs, il a également été établi que tous les employés des Alouettes continueront de travailler à leur domicile jusqu’au 1er septembre.