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Des experts veulent le masque obligatoire depuis longtemps

Le Dr Horacio Arruda laisse planer qu’une décision de Québec sera bientôt prise

COVID-19
Photo Pierre-Paul Poulin Le Dr Horacio Arruda, directeur de la santé publique, a mis un masque lors d’un point de presse lundi, à Montréal.

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Pendant que le docteur Horacio Arruda laisse croire qu’il recommandera « assez tôt » le port du masque obligatoire dans les lieux publics fermés partout au Québec, des médecins et experts ne comprennent toujours pas pourquoi ça n’a pas déjà été fait.

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« On a toujours dit qu’on préférait convaincre avant de contraindre, mais avec ce que je vois actuellement, je dirais que la balance est en train de pencher vers une action », a déclaré le directeur national de la santé publique lors d’une entrevue avec Pierre Nantel, sur les ondes de QUB radio.

L’épidémiologiste Nimâ Machouf s’explique mal pourquoi le Dr Arruda hésite autant avant de faire la recommandation.

« Aujourd’hui, la science est avec nous. L’expérience aussi. Je ne comprends absolument pas pourquoi il hésite encore », exprime-t-elle. 

« Le gouvernement n’a pas demandé l’opinion du public avant de fermer l’économie. Tout le monde a écouté parce que c’était la chose à faire. Je ne vois pas pourquoi les gens protesteraient contre le masque, qui est nécessaire pour se débarrasser du virus », poursuit-elle.

Pourquoi hésiter ? 

Pour sa part, le microbiologiste et infectiologue Amir Khadir croit que c’était « inutile d’attendre aussi longtemps ».  

  • ÉCOUTEZ l'entrevue de Jean-Claude Tardif, directeur du Centre de recherche de l'Institut de cardiologie de Montréal, à QUB radio:   

« Ce n’est pas trop tôt ! Franchement, je ne sais pas ce qui explique les hésitations. Nous devons cesser notre nombrilisme occidental. Les pays asiatiques ont tous prouvé qu’en matière de contrôle des épidémies respiratoires, ils sont supérieurs à nous. Et tous les experts [de ces pays] l’ont dit : ça prend le masque. Il serait sage, prudent, et une modestie bien placée d’agir comme ils nous recommandent de faire », implore-t-il. 

Comme ses confrères, la Dre Caroline Quach-Thanh, pédiatre, microbiologiste et infectiologue au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine à Montréal, somme Québec d’agir. 

« On avait demandé le 11 juin dernier que ça soit fait le plus rapidement possible. L’idée, c’était d’implanter le masque avant qu’il recommence à y avoir une transmission communautaire soutenue. Voyant les éclosions des derniers jours, ça presse un peu. »

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Les vacances inquiètent

De plus, les vacances de la construction, qui approchent, inquiètent le Dr Arruda.

« Ma préoccupation, ce sont les vacances qui s’en viennent. Les gens vont aller d’une place à l’autre et vont oublier [le virus]. Ils prennent de l’alcool, sont désinhibés un peu, ne portent pas le couvre-visage, ne se lavent pas les mains et ne maintiennent pas les deux mètres de distance », souligne-t-il.

Selon ses dires, le gouvernement aura à prendre des décisions sous peu. 

« Ce n’est pas moi qui vais faire l’annonce, mais mes recommandations sont en processus actuellement », a-t-il fait savoir mardi lors d’un passage à Joliette, dans Lanaudière.  


Pour que le port du masque soit efficace en société, au moins 80 % des gens doivent en porter un, selon l’épidémiologiste Nimâ Machouf.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.