/sports/hockey
Navigation

ECHL: Trois-Rivières aura son club de hockey

HKO-HKN-2013-NHL-S
AFP

Coup d'oeil sur cet article

Plus rien n’est certain dans le monde du sport en cette pandémie de COVID-19, mais tout laisse croire que Trois-Rivières accueillera bel et bien une équipe de la ECHL dès la saison 2021-2022. Aucunement confirmée, une affiliation avec l’organisation du Canadien de Montréal semble toutefois des plus logiques.

«C’est une association qui serait naturelle, mais à l’heure où on se parle, on évalue nos options et on n’a pas d’entente présentement, ni avec le Canadien ni avec une autre organisation, a assuré jeudi l’ancien hockeyeur Marc-André Bergeron, qui est au cœur du projet avec le groupe Deacon Sports & Entertainment (DSE). Dans tout ça, on veut aussi être respectueux et on ne veut pas non plus peinturer qui que ce soit dans un coin.»

Sans parler directement du CH, Bergeron estime que chaque équipe de la Ligue nationale de hockey préfère habituellement avoir des clubs-écoles «aux deux niveaux», soit dans la Ligue américaine et dans la ECHL. Raison supplémentaire de croire que le Canadien sera dans le portrait: l’organisation mise uniquement sur le Rocket de Laval, dans la Ligue américaine, à l’heure actuelle.

Au nouveau colisée

Pour l’instant, le dossier concernant la venue de la ECHL à Trois-Rivières a fait un précieux bond vers l’avant quand le conseil municipal a entériné, jeudi, une entente de principe pour l’occupation du nouveau colisée de Trois-Rivières avec l’homme d’affaires Dean MacDonald, président du conseil d’administration de DSE.

Le maire de Trois-Rivières, Jean Lamarche, s’est pour sa part montré particulièrement éloquent et excité durant la conférence de presse visant à faire le point.

«Les fiançailles sont faites, les faire-part sont envoyés, la salle est réservée et on a une bonne idée de l’orchestre», a-t-il déclaré, se préparant ainsi à célébrer un mariage entre la ECHL et Trois-Rivières.

Un projet à long terme

Après plusieurs mois de négociations, les différentes parties ont convenu d’une entente de cinq ans, assortie de deux options de renouvellement de même durée, ce qui représente une période potentielle de 15 ans.

«On s’engage vraiment dans une vision longue durée, a poursuivi le maire Lamarche, remerciant au passage Bergeron et le consultant Mark Weightman, qui ont été largement impliqués dans les pourparlers. Je ne souhaite pas avoir une équipe pour un an ou deux. Je veux avoir une équipe pour cinq ans, 10 ans, 15 ans. Je veux que ça devienne vraiment un produit identifié à Trois-Rivières. Sachez que dorénavant, je suis probablement l’un des plus grands fans de la ECHL sur cette Terre.»

Concrètement, l’entente de principe pour l’occupation du nouveau colisée de Trois-Rivières permettra au groupe de MacDonald de déposer officiellement une candidature afin d’obtenir les droits pour une équipe d’expansion de la ECHL. C’est après cette étape qu’une affiliation avec une équipe de la LNH pourra être confirmée.

Unique au Québec

Tel que certifié par la Ville de Trois-Rivières, «une équipe de la ECHL pourra évoluer sur la glace du nouveau colisée dès la saison 2021-2022».

La nouvelle formation y disputera, annuellement, quelques matchs préparatoires, 36 parties de saison régulière et possiblement des séries éliminatoires, a-t-on précisé.

Considérée comme la troisième ligue de hockey professionnel en Amérique, la ECHL regroupe actuellement 26 équipes évoluant aux États-Unis et au Canada. La franchise de Trois-Rivières sera la seule installée en territoire québécois, d'où l’association logique avec le Canadien.

- Malgré l’entente de principe entre la Ville et le groupe de Dean MacDonald, il est à souligner qu’une cohabitation de l’amphithéâtre trifluvien demeure possible. À cet égard, les discussions avec les Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières sont maintenues.

Marc-André Bergeron redonne à sa communauté  

HKO-HKN-2013-NHL-S
ANDRÉANNE LEMIRE/AGENCE QMI

L’ancien joueur de hockey Marc-André Bergeron, qui a notamment disputé une soixantaine de matchs avec le Canadien de Montréal lors de la saison 2009-2010, a toujours porté dans son cœur la Mauricie, sa région natale.

Jeudi, il s’est dit «très ému et touché» lors de la conférence de presse visant à annoncer la venue éventuelle d’une équipe de la ECHL à Trois-Rivières. Ce n’est pas encore chose faite, mais c’est tout comme. Ne reste plus qu’à compléter le boulot.

«Ce travail nous permettra de démarrer et être prêt pour cette fameuse mise au jeu officielle à l’automne (de la saison) 2021-2022», a ainsi indiqué Bergeron, présent à titre de porte-parole de Deacon Sports & Entertainment (DSE).

Pour expliquer l’émotion vécue durant la conférence de presse de jeudi à Trois-Rivières, Bergeron a parlé de tous les efforts ayant été mis dans ce projet.

«Ça fait 20 mois qu’on travaille là-dessus, a-t-il dit. Il y a eu d’intenses négociations et on a mis beaucoup de temps et d’énergie. C’est une super belle expérience.»

S’il parle d’une «annonce positive pour la ville de Trois-Rivières», Bergeron en est un qui sait justement redonner à la communauté trifluvienne depuis des années.

Toujours un pied en Mauricie

Malgré sa longue carrière de hockeyeur aux quatre coins de l’Amérique du Nord et même en Europe, Bergeron a toujours conservé sa maison dans la région. Ancienne vedette des Cataractes de Shawinigan, dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), il avait même fait un passage remarqué avec l’équipe de Trois-Rivières, dans la Ligue nord-américaine de hockey, pendant le lock-out de 2004-2005.

Durant les dernières années, Bergeron s’est notamment impliqué avec les Aigles de Trois-Rivières, club de baseball indépendant. En plus de jouer avec le Canadien, rappelons que le défenseur a aussi porté les couleurs des Oilers d’Edmonton, des Islanders de New York, des Ducks d’Anaheim, du Wild du Minnesota et du Lightning de Tampa Bay avant de conclure son séjour dans la LNH avec les Hurricanes de la Caroline en avril 2013.