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L’exode de Montréalais fait augmenter la demande de maisons à Trois-Rivières

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L'exode des Montréalais vers la Mauricie explique en partie la hausse de la demande pour les maisons de la région, ce qui fait augmenter leur valeur, selon une étude.

Le nombre de mises en chantier à Trois-Rivières est passé de 45 en juin 2019 à 95 cette année.

L'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ) parle d'une réelle augmentation, même s'il est quand même fort possible que des travaux qui devaient commencer en avril aient été retardés à cause de la pandémie.

«Il y a peut-être une espèce d’effet, comme ça, de retard qui a été causé par l’arrêt des chantiers pendant une période d’au moins 4 semaines. Si on regarde le cumulatif des 6 premiers mois [de l’année], on est quand même en avance», explique Paul Cardinal de l’APCHQ.

Prix en hausse

Le prix des maisons est également en augmentation à Trois-Rivières, une hausse de 2,7% environ, signe que la demande est bien présente.

L'exode des Montréalais crée une pression sur le marché, selon une étude de Royal LePage. Les gens de la région métropolitaine représenteraient jusqu'à 40% des acheteurs.

«Ce qu’il y a de particulier: les retraités viennent s’installer ici, à Trois-Rivières, vendent la maison de 600 000$-700 000$ à Montréal. Achètent ici des maisons à 350 000$, 400 000$. On a une hausse de ventes dans les maisons de haut de gamme, à Trois-Rivières», précise Steve Champoux, de Royal LePage.

Nicole Houde, du secteur de Lachine, à Montréal, cherche justement à venir s'établir à Trois-Rivières, mais elle se fait souvent damer le pion.

«On regardait [une maison], et quand on appelait, elle était déjà partie. Je vous dirais que, pendant une semaine, c’est arrivé à au moins deux reprises, certain», dit-elle.