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[VIDÉO] Fillettes disparues: «Donne-nous des nouvelles», implore la conjointe de Martin Carpentier

Cathy Gingras
Capture d'écran Twitter Dans une émouvante vidéo diffusée sur les plateformes de la Sûreté du Québec, Cathy Gingras, l’actuelle conjointe de Martin Carpentier, l’auteur du présumé enlèvement de Romy et Norah Carpentier lui a demandé de se manifester.

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« Donne-nous des nouvelles », implore dans un enregistrement vidéo poignant, vendredi, la conjointe actuelle de Martin Carpentier, l’auteur présumé de l’enlèvement de Romy et de Norah Carpentier.

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Dans un geste courageux qui dure 44 secondes, diffusé sur les plateformes de la Sûreté du Québec, Cathy Gingras s’adresse à son amoureux et cherche à s’assurer que les filles de celui-ci sont en sécurité.

  • Écoutez l'entrevue du policier à la retraite François Doré avec Jean-François Baril à QUB Radio:   

« Martin, on s’inquiète », dit-elle, 40 heures après la disparition. « On n’a pas eu de nouvelles de toi depuis l’accident. On se demande si t’es correct. Les filles, Romy, Norah, on veut savoir si elles vont bien. Si, toi, tu vas bien. Donne-nous des nouvelles, fais-nous un signe. Appelle tes parents, n’importe quoi. L’important, c’est que vous autres, vous alliez bien. On s’en fout du reste. On veut juste savoir que vous êtes corrects. »

Norah, 11 ans et Romy, 6 ans, manquent à l'appel depuis un mystérieux accident survenu mercredi soir à Saint-Apollinaire. Leur père est présenté comme un suspect.
Photo courtoisie
Norah, 11 ans et Romy, 6 ans, manquent à l'appel depuis un mystérieux accident survenu mercredi soir à Saint-Apollinaire. Leur père est présenté comme un suspect.

Les recherches pour localiser les fillettes de 6 et de 11 ans et leur père de 44 ans se poursuivent à Saint-Apollinaire. Le trio a été vu pour la dernière fois près d’un dépanneur de Saint-Nicolas, à Lévis, mercredi vers 20 h 30.

  • Écoutez l'entrevue du journaliste de TVA Nouvelles Félix Seguin avec Jean-François Baril à QUB Radio:  

Pina Arcamone, directrice générale du Réseau Enfants-Retour, soulève qu’il n’est pas rare de voir un proche s’adresser au ravisseur dans les dossiers d’enlèvement.

Une « bonne stratégie »

Comme « dans toute stratégie », cette façon de procéder comporte une part de risque, puisqu’on ne connaît pas l’état d’esprit du ravisseur, mais le jeu en vaut la chandelle, et il s’agit d’une « bonne stratégie », à son avis.

Cathy Gingras et Martin Carpentier
Photo Facebook
Cathy Gingras et Martin Carpentier

« Je pense que c’est de montrer à la personne que nous aimons qu’on l’aime et qu’on lui apportera l’aide nécessaire ; que, déjà, il est dans le pétrin, et de ne pas aggraver la situation. Parfois, juste de voir quelqu’un que nous aimons, qui croit en nous, pourrait faire en sorte que la personne prenne la bonne décision, en reconnaissant que, peut-être, il n’avait pas pris la bonne décision », explique Mme Arcamone.

Course contre la montre

Lors de chaque disparition, le temps presse pour retrouver les personnes manquantes, et chaque minute compte. Mais ici, la chaleur accablante est un facteur qui ajoute à l’urgence, estime-t-elle.

« Est-ce que les petites filles sont bien hydratées ? Est-ce qu’elles ont été nourries ? Est-ce qu’elles sont à l’abri du soleil ? Alors vous comprenez, oui, on doit s’inquiéter, parce qu’il fait extrêmement chaud, encore plus [que jeudi], et on ne sait pas dans quel état se trouve le papa non plus. Est-ce qu’il est en détresse ? Est-ce qu’il a pris connaissance qu’il est activement recherché par les policiers du Québec ? Est-ce que le papa pourrait fuir plus loin ? », questionne Pina Arcamone.

Alerte Amber

Ceci dit, Mme Arcamone ne blâme pas la police pour avoir attendu plusieurs heures avant de déclencher l’alerte Amber. 

« Il y a quand même des critères qui doivent être réunis pour que l’alerte Amber soit déclenchée », rappelle-t-elle.

Pour ce faire, le service de police doit avoir des motifs raisonnables de croire qu’un enfant mineur a été victime d’un enlèvement et craindre qu’il soit à risque de subir des blessures graves ou qu’il est en danger de mort. De plus, il doit posséder suffisamment de renseignements descriptifs sur l’enfant, le suspect ou encore le moyen de transport utilisé.