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La cycliste Magdeleine Vallières-Mill se prépare à retourner en Europe

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À peine six semaines après son arrivée au sein de la formation de développement U23 de l’Union cycliste internationale (UCI) basée à Aigle, en Suisse, Magdeleine Vallières-Mill a dû revenir d’urgence au Canada en raison de la pandémie de la COVID-19. Or, avec la reprise imminente des épreuves cyclistes internationales, voilà que la Québécoise se prépare à effectuer son retour sur le Vieux Continent.

Lundi, la Sherbrookoise s’envolera vers la Suisse où elle pourra renouer avec ses coéquipières de la formation qui compte les meilleurs talents internationaux de moins de 23 ans parmi ses rangs.

Les huit cyclistes amorceront leur préparation au centre d’entraînement de l’UCI, avant de prendre la direction de l’Espagne pour participer à quelques courses préparatoires en vue du retour officiel à la compétition prévu le 18 août prochain, à l’occasion du Giro dell'Emilia, en Italie.

«J’ai reçu la confirmation la semaine dernière et ça s’en vient très vite! J’ai hâte de retrouver mes coéquipières et de recommencer à courir», lance Vallières-Mill, qui n’a pas chômé pendant son arrêt forcé, roulant en moyenne 18 à 24 heures par semaine sur les sinueuses routes estriennes.

«À mon retour, je me suis entraînée à l’intérieur pendant ma quarantaine. Ensuite, j’avais vraiment hâte de sortir à l’extérieur et je me suis concentrée sur de longues sorties. J’ai travaillé en endurance et moins en intensité.»

La triple championne canadienne junior en titre a aussi profité du déconfinement de la Belle Province pour prendre part à un camp de l’équipe du Québec et augmenter son rythme d’entraînement.

«C’était plaisant de rouler avec des filles que je n’avais pas vues depuis longtemps. Nous nous sommes entraînées avec Chris Rozdilsky et ç’a été très bénéfique. J’ai pu voir où j’en étais dans ma préparation et je me sens de plus en plus prête», poursuit-elle.

Des débuts enrichissants

C’est en février dernier, à 18 ans seulement, que Magdeleine Vallières-Mill a quitté le nid familial pour rejoindre la scène internationale. Quelques mois plus tard, elle réalise maintenant l’ampleur de cet accomplissement.

«C’était une grosse étape pour moi et c’est tout un challenge! Quand je suis arrivée là-bas, j’ai eu un premier choc, mais ça m’a pris un petit bout avant de me rendre compte de tout ce qui se passait», avoue celle qui s’est tout de même rapidement habituée à son nouveau rythme de vie.

En compagnie de ses coéquipières, elle communique presque uniquement en anglais, tout en en apprenant davantage sur les différentes cultures représentées au sein du groupe.

«C’est vraiment plaisant, car les filles viennent d’un peu partout! Nous habitons toutes ensemble et nous partageons nos cultures. Nous travaillons vraiment bien! Elles sont vraiment fortes, alors ça m’aide à progresser rapidement.»

Le second choc a toutefois été plus prompt pour Vallières-Mill qui n’a pu compléter sa première course à l’Omloop Het Nieuwsblad-vrouwen, une classique flandrienne présentée en Belgique, le 29 février dernier.

«On m’avait averti que ce serait difficile et que ça se pouvait que je ne termine pas toutes les courses. J’ai dû abandonner après une trentaine de kilomètres et ça m’a donné tout un coup. C’est là que j’ai compris ce que c’était des courses du World Tour», admet-elle.

Toutefois, sa détermination et son orgueil, faut-il le dire, ont vite repris le dessus, lui permettant d’obtenir des 38e et 29e places à ses deux sorties suivantes, soient l’Omloop van het Hageland (1.1) et Le Samyn des Dames (1.2), toujours disputées en territoire belge.

«C’est encourageant pour la suite», lance-t-elle.

Aux Championnats du monde?

Si Vallilères-Mill se concentrera d’abord sur sa saison avec la formation de développement des moins de 23 ans de l’UCI, elle aimerait aussi participer à ses premiers Championnats du monde seniors sur route, qui auront lieu en Suisse. Une tâche qui s’annonce colossale, mais pas impossible, selon la principale intéressée.

«Les Championnats seront présentés en Suisse cette année, alors ce serait vraiment spécial pour moi. Si je fais bien d’ici la fin de la saison, je pense que j’ai une chance. Je sais que ce sera difficile à accomplir, mais c’est mon plus gros objectif pour cette année. Nous avons de très bonnes filles au pays et, au final, c’est Cycling Canada qui prendra la décision», conclut-elle.