/news/consumer
Navigation

Des contrôles plus stricts pour les noctambules

Coup d'oeil sur cet article

Les tenanciers de bars et les autorités ont resserré la vis aux fêtards récalcitrants ce week-end en déployant des mesures de sécurité plus strictes en plus du nouveau couvre-feu pour les établissements, a constaté Le Journal vendredi.

• À lire aussi: Flambée de cas de COVID-19 dans les bars de Montréal

Agents de sécurité, port du masque et de la visière, compteurs à l’entrée et à la sortie : le contrôle et la surveillance étaient visiblement accrus.

Malgré la musique endiablée et l’énergie du DJ, tous les clients du Jack Saloon, à Brossard, étaient attablés bien sagement, même à l’heure de pointe. Seuls les serveurs se promenaient entre les tables, bien distantes les unes des autres. 

Des agents de sécurité patrouillaient autour des bars du Dix30, à Brossard.
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits
Des agents de sécurité patrouillaient autour des bars du Dix30, à Brossard.

Non loin de là, la terrasse du Mile Public House était pratiquement vide, encadrée par plusieurs agents de sécurité du Quartier DIX30.

La semaine dernière, les débordements à cet endroit – et ailleurs – ont amené les autorités de la Santé publique à imposer la fermeture des établissements à 1 h et à réduire leur capacité d’accueil.

Bien qu’il y a eu plus de fêtards sur l’île de Montréal que sur la Rive-Sud, le constat était similaire du côté des Terrasses Bonsecours et du Pub Brewskey, sur la rue Notre-Dame, où les mesures de base semblaient suivies à la lettre, vendredi.

Des protecteurs en plexiglas ont aussi été installés à l’extérieur, pour bien séparer les tables qui se trouvent à proximité les unes des autres.

Des clients étaient réunis hier aux Terrasses Bonsecours, à Montréal.
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits
Des clients étaient réunis hier aux Terrasses Bonsecours, à Montréal.

« On a diminué notre capacité d’au moins 66 %, a expliqué Adam à l’entrée des Terrasses Bonsecours. La boîte de nuit a été changée en restaurant. »

Attroupements

Cependant, beaucoup de jeunes noctambules restaient attroupés à l’extérieur, pour observer les feux d’artifice à côté de la Grande roue du Vieux-Port, ne respectant pas la distanciation sociale.

Chloé Dazé et Taha Tourougou sillonnaient le boulevard Saint-Laurent, à Montréal, pour s’assurer du respect des règles.
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits
Chloé Dazé et Taha Tourougou sillonnaient le boulevard Saint-Laurent, à Montréal, pour s’assurer du respect des règles.

Même si de longues files s’éternisaient devant quelques restaurants, dont le Shaker Burger, le boulevard Saint-Laurent était beaucoup moins animé qu’à l’habitude. « C’est très calme ce soir », a noté Taha Tourougou, qui fait partie de l’escouade qui surveille l’artère, pour faire respecter à la fois les droits des bars, mais aussi ceux des propriétaires et locataires de logements sur le boulevard.

Elle supervise la distanciation sociale, et s’assure du respect du couvre-feu.

Encore des indisciplinés 

Un tenancier soutient toutefois que les clients ne sont pas toujours collaboratifs, même s’il a remarqué une amélioration.

« Parfois, ça prend plus qu’une visite à une table pour que les clients comprennent. Certains ont une attitude de je-m’en-foutisme », a fait savoir Danny Jobin, propriétaire du Date Karaoké et du District Vidéo Lounge, à Montréal.

Il a observé qu’une fois rendus à l’extérieur, sur la voie publique, les gens se sautent dans les bras, se font des accolades et s’embrassent. « C’est comme si, dès qu’ils sortent du bar, ils sortent de la bulle COVID », a-t-il illustré.

- Avec la collaboration d’Erika Aubin