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Le couple et le pardon

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Choisir une vie de couple implique nécessairement des ajustements. Des désaccords, des disputes et des accrochages génèrent toutes sortes de blessures et font en sorte que les partenaires réagissent, engendrant des conséquences.  

Des conséquences qui peuvent soit nourrir le couple soit l’empoisonner... Certaines personnes adoptent des stratégies afin d’aller au-delà des conflits, ce qui permet au couple de vivre dans une relation plus harmonieuse, plus amoureuse. Le pardon, un petit mot tout simple, mais si rempli de sens. Que veut-il dire exactement ? Est-ce que tout se pardonne au sein d’un couple ? À quoi sert le pardon ?

Pardonner ce n’est pas oublier

Pardonner ne signifie pas oublier ou nier ce que l’autre a fait qui a pu être blessant. Ce n’est pas non plus passer à tout prix par-dessus ce qui ne semble pas surmontable. Le pardon va rarement de soi. Démarche souvent libératrice, elle implique une grande dose d’investissement et d’introspection, mais requiert temps et énergie. Est-ce que tout se pardonne ? La trahison sexuelle, l’infidélité ?

S’il est quasiment impossible d’oublier un événement traumatisant ou une situation qui a provoqué beaucoup d’émotions (colère, humiliation, frustration), il est peut-être naturel que le réflexe premier soit de faire comme si... Comme si cela ne vous dérangeait pas, que vous tentiez de faire comme si l’attaque ou la blessure subie n’est « pas si pire que ça ». Parfois, la souffrance est si grande d’avoir été blessé.e, trompé.e ou humilié.e que le réflexe de protection s’enclenche : on préfère minimiser ou chercher des excuses. Ces faux pardons ne sont qu’écrans de fumée et ne peuvent apporter d’apaisement sincère. Accepter la vérité en face, oser la regarder et nommer les choses font partie du processus. Pardonner, ce n’est pas oublier, c’est choisir d’enclencher un processus de changement, de guérison. Pour soi, et non pour l’autre.

Parler de sa douleur 

Une souffrance, qu’elle soit liée à une infidélité ou à tout autre comportement ou attitude blessante mérite une atten-tion particulière. Cette souffrance a avantage à être dite, mais pas à n’importe qui. L’oreille qui écoutera se devra d’être non seulement attentive et non jugeante, mais également discrète et ne pas chercher à consoler ou à donner des conseils. Lorsque la situation est problématique et occasionne beaucoup de souffrances (victimes de violence, par exemple), l’aide d’un professionnel demeure importante, car se retrouver en lieu sûr permettra de vivre un processus de guérison en toute confiance.

Tout se pardonne ?

Pour arriver au pardon, il est nécessaire de comprendre ce qui s’est réellement passé. Se donner le temps pour la réflexion permet non seulement de ne pas réagir sous le coup des émotions, mais aussi – et surtout – de ne pas prendre de décision trop hâtive. Le pardon, comme on l’a dit plus tôt, ne signifie pas oublier ni nier les faits. Pour la psychologue Robin Casarjian, le pardon est « une attitude de responsabilité du choix de nos perceptions, une décision de voir plus loin que la personnalité de l’offenseur, un processus de transformation de nos perceptions [...] qui nous transforme de victime en co-créateur de notre réalité » (PasseportSanté, décembre 2016).  

Selon plusieurs personnes, tout ne se pardonne pas... Et vous, quelle est votre opinion à ce sujet ? Pardonneriez--vous une infidélité ? L’avez-vous déjà fait ? Qu’est-ce que cela vous a apporté de le faire ou de ne pas le faire ?